Alors que les tensions au Moyen-Orient montent après des attaques iraniennes sur des pays du Golfe, des milliers de Français se retrouvent coincés dans la région. Le rapatriement devient prioritaire, mais une polémique éclate sur qui doit prendre en charge financièrement cette évacuation d’urgence.
Une région en plein tumulte
Le Moyen-Orient traverse une période d’instabilité : les attaques iraniennes ont entraîné l’annulation de 19 000 vols en seulement quatre jours, rendant tout déplacement aérien incertain, et des croisières bloquées dans la région. Les chiffres sont lourds : environ 400 000 Français se trouvent actuellement dans les pays du Golfe, parmi eux des résidents, des touristes et des personnes en transit.
Parmi les personnes bloquées figurent des visages connus, comme Maeva Ghennam (célèbre pour sa participation à « Les Marseillais ») et Elodie Gossuin. Sur les réseaux sociaux, les témoignages affluent : certains racontent des scènes effrayantes, parlent de « bombardements » et décrivent des hôtels qui « tremblent ». Ces publications, largement relayées, ont relancé le débat dans les médias.
Des rapatriements sous forte tension
Le premier vol de rapatriement a eu lieu dans la nuit du mardi au mercredi 4 mars, avec un atterrissage à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Pour les personnes de retour, c’est un « grand soulagement » après des heures d’angoisse.
Plusieurs rapatriés racontent avoir vécu un vrai « parcours du combattant » : itinéraire Dubaï → Mascate, puis escales au Caire avant d’arriver à Paris. Ce retour a aussi un coût : le billet pour ce trajet est indiqué à 680 €, payable en France selon le ministère, qui rappelle que ces opérations de retour « ne sont pas toujours gratuites ».
Qui paie le rapatriement ? Le débat s’enflamme
Le financement des retours a rapidement enflammé les plateaux. Barbara Lefebvre, professeure d’histoire-géographie et chroniqueuse pour « Les Grandes Gueules » sur RMC, a lancé la polémique en déclarant : « Ce ne sont pas mes impôts qui doivent payer le rapatriement des touristes qui sont allés à Dubaï. » Elle recommande l’usage d’une « assurance annulation » et insiste sur la responsabilité individuelle liée au choix de destination.
Bruno Poncet, lui, critique les influenceurs français installés à Dubaï qui, selon lui, « se vantent de ne pas payer d’impôts » en France. Il propose de « leur faire payer le rapatriement », ciblant directement Maeva Ghennam. À l’opposé, Didier Giraud remet en cause le calendrier des actions gouvernementales, critiquant la France pour agir « 3 jours après la guerre », tandis que Ramy s’insurge en affirmant qu’il faut impérativement ramener les citoyens français.


