Trump signe un décret contre le « tourisme des naissances » : des milliers de bébés nés sur le sol américain pourraient perdre leur nationalité

Après un revers cinglant devant la Cour suprême, Trump revient à la charge sur le droit du sol. Nouveau décret, nouvelles catégories visées : qui sera vraiment concerné cette fois-ci ?

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Trump signe un décret contre le « tourisme des naissances » : des milliers de bébés nés sur le sol américain pourraient perdre leur nationalité
Trump signe un décret contre le « tourisme des naissances » : des milliers de bébés nés sur le sol américain pourraient perdre leur nationalité © Social Mag

Donald Trump a signé jeudi 6 août 2026 un décret destiné à empêcher ce qu’il appelle le tourisme des naissances. Cette pratique consiste, pour des femmes étrangères, à venir accoucher aux États-Unis afin que leur enfant obtienne la nationalité américaine à la naissance, explique BFMTV. Le président l’a présenté dans le Bureau ovale, lors d’un échange avec la presse.

Le texte constitue une nouvelle tentative du président américain pour remettre en cause le droit du sol, un principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution. Un peu plus d’un mois avant cette signature, la Cour suprême avait annulé un précédent décret de Donald Trump qui supprimait ce droit pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière.

Selon la plus haute juridiction du pays, les enfants nés aux États-Unis de parents présents illégalement ou temporairement restent citoyens par la naissance en vertu de cet amendement.

Donald Trump avait qualifié cette décision de « très malheureuse » et évoqué des « ajustements ». Cette fois, il dit penser que sa nouvelle offensive, limitée à la marge, sera jugée conforme à la Constitution, contrairement à la précédente. Le décret vise en effet une pratique que les spécialistes citées dans le dossier jugent marginale.

Miller étend les catégories exclues du droit du sol

Stephen Miller, proche conseiller de Donald Trump et l’un des principaux inspirateurs de sa politique anti-immigration, a qualifié le tourisme des naissances d’un des abus les plus graves et flagrants du droit américain. Il a annoncé que le gouvernement étendait les catégories de personnes auxquelles le droit du sol ne s’applique pas, en y incluant désormais les membres d’organisations terroristes et les personnes agissant pour le compte de gouvernements étrangers.

Le nombre de personnes réellement concernées par ces nouvelles mesures reste flou, tout comme leur impact concret, alors que des restrictions au droit du sol existent déjà. Le Centre d’étude sur l’immigration, un groupe de réflexion basé à Washington favorable à de faibles niveaux d’immigration, avait estimé dans un rapport publié en 2020 qu’entre 20 000 et 25 000 femmes enceintes avaient voyagé aux États-Unis pour y accoucher sur une année.

Un chiffre à mettre en regard des quelque 3,6 millions de naissances recensées aux États-Unis en 2025, et des plus de 250 000 naissances annuelles concernant des enfants d’immigrés en situation irrégulière ou de résidents temporaires.

Cette relance sur le droit du sol intervient alors que Donald Trump est empêtré dans une guerre impopulaire avec l’Iran. Le dossier de l’immigration figure parmi les grandes priorités affichées par le président depuis son retour au pouvoir, qui s’était traduit dès le départ par une série de décrets restrictifs en la matière.

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