Le Plan d’épargne retraite (PER) continue d’intéresser en France, avec 7,7 millions de souscripteurs déjà inscrits. Cet outil pour préparer sa retraite propose des avantages fiscaux attractifs, notamment pour les contribuables soumis à de forts taux d’imposition. La bonne nouvelle pour 2025 ? Les plafonds de déduction restent favorables malgré les récents débats législatifs.
Pourquoi le PER plaît côté impôts
Le PER permet de diminuer son revenu imposable grâce à des avantages fiscaux immédiats. C’est particulièrement avantageux pour ceux dont le PER individuel atteint 30 %, 41 % ou 45 %. À la sortie, le capital ou la rente est imposé, mais souvent à un taux plus bas — ce qui rend le PER encore plus attractif.
Comment sont calculés les plafonds en 2025
Le journal Capital explique que le plafond général de déduction prend comme référence les plafonds de déduction des revenus professionnels de l’année 2024 : 10 % de ces revenus, avec une limite fixée à 37 094 €. En alternative, on peut calculer sur 10 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) pour 2024, soit 4 637 €. Cette règle vaut aussi pour les dispositifs Perp et Madelin. L’administration fiscale indique ces informations sous la mention « PLAFOND EPARGNE RETRAITE » sur l’avis d’imposition reçu à l’été 2025.
Et pour les travailleurs non salariés (TNS) ?
Les TNS ont un plafond dédié. Pour 2025, la déduction repose sur 10 % du bénéfice imposable, avec une limite basée sur huit fois le PASS, augmentée de 15 % de la part excédant le PASS jusqu’à huit fois cette valeur. Le plafond maximal pour un TNS en 2025 atteint 87 135 €. Ce plafond n’apparaît pas sur l’avis d’imposition, ne peut pas être mutualisé avec un conjoint et n’est pas reportable. Exemple : un TNS avec un bénéfice imposable de 150 000 € pour l’année 2025 pourrait déduire 30 435 €.
Rattraper et mutualiser les plafonds
Les plafonds non utilisés des trois années précédentes (2022, 2023, 2024) peuvent être reportés en 2025. L’ordre d’utilisation donne la priorité au plafond de l’année en cours, puis aux plus anciens. Cette règle ne s’applique pas au plafond des TNS, qui n’est pas reportable. Exemple chiffré : si vos revenus nets imposables sont restés à 80 000 € pendant quatre ans, le plafond disponible en 2025 serait 32 000 €, soit 8 000 € pour 2025 et 24 000 € de rattrapage.
Pour les couples, la mutualisation des plafonds est possible : il suffit de cocher la case 6QR lors de la déclaration de revenus pour que le fisc recalculé un plafond commun.



