Souvent perçu comme un recours ultime pour les ménages en difficulté, le rachat de crédit est en réalité utilisé par une variété de profils. Une étude menée par Ymanci et OpinionWay, auprès de plus de 1 000 personnes ayant regroupé leurs crédits entre le 29 mai et le 15 juin 2026, démystifie cette perception. Elle montre que le regroupement de crédits est autant un moyen d’optimiser son budget que de prévenir des difficultés financières.
« Notre étude, exclusive en France, confirme que le regroupement de crédits va au-delà des problématiques financières. Les Français l’utilisent pour simplifier la gestion de leur budget, retrouver une marge financière ou réaliser des projets », explique Hugues Rolland du Roscoät, Directeur Marketing et Communication du groupe Premista et porte-parole de Ymanci. Les cadres, professions libérales et classes moyennes en sont des utilisateurs, loin du profil typique du foyer surendetté.
Ce phénomène gagne en popularité. Parmi les répondants, 58 % ont effectué l’opération au cours des cinq dernières années, dont 27 % entre 2024 et 2025. Le rachat de crédit se démocratise, en particulier chez les plus jeunes.
Un visage proche de la France moyenne
Les emprunteurs qui optent pour le regroupement de crédits reflètent la population française. Âgés en moyenne de 50,1 ans, ils sont légèrement plus âgés que la moyenne nationale. 54 % ont plus de 50 ans, avec une forte présence des 50-64 ans (30 %, contre 24 % pour l’ensemble du pays).
Les moins de 35 ans sont moins nombreux : 24 % des sondés, dont 17 % entre 25 et 34 ans. Leur rapport au rachat de crédit est différent. Parmi eux, 51 % ont regroupé leurs crédits entre 2021 et 2023, et 41 % entre 2024 et 2025. Les seniors ont davantage utilisé cette solution avant 2021 (53 % pour les plus de 35 ans, montant à 74 % pour les 65 ans et plus).
Sur le plan familial, 70 % vivent en couple et 41 % ont au moins un enfant. Les foyers comptent en moyenne 2,7 personnes, avec 83 % des ménages composés de deux personnes ou plus. Géographiquement, 75 % résident en province. Bien que l’Île-de-France représente 18 % de la population française, elle concentre 25 % des rachats de crédits.
Propriétaires, actifs et classes moyennes
L’étude réfute l’idée que le rachat de crédit est réservé aux catégories sociales fragiles. En effet, 69 % des participants sont propriétaires de leur logement, dont 44 % propriétaires acquittés et 25 % accédants. Les locataires ne représentent que 31 % de l’échantillon.
La diversité des profils se retrouve dans la répartition socioprofessionnelle. Les employés et ouvriers forment le groupe le plus important (27 %), notamment les employés (23 % contre 16 % au niveau national). Les professions intermédiaires représentent 20 % (contre 15 % pour la population globale). De plus, 18 % appartiennent aux catégories supérieures : cadres, professions libérales, chefs d’entreprise, artisans ou commerçants. Pour ces derniers, le regroupement de crédits vise l’optimisation financière, la simplification administrative ou la préparation d’un projet.
Les retraités sont 29 % à recourir au rachat de crédit, souvent pour adapter leur budget à une baisse de revenus à la retraite tout en maintenant leur niveau de vie ou en absorbant des charges persistantes.
Des revenus majoritairement intermédiaires
La majorité des répondants appartiennent aux classes moyennes avec des revenus nets annuels compris entre 24 000 et 42 000 euros. Un tiers (33 %) dispose de revenus supérieurs à 42 000 euros par an, dont 12 % au-delà de 60 000 euros. À l’inverse, seulement un quart (25 %) déclare des revenus inférieurs à 24 000 euros annuels.
Le regroupement de crédits n’est donc pas l’apanage des foyers modestes. Il est utilisé par des ménages aux revenus confortables mais confrontés à des charges multiples ou à des projets nécessitant un rééquilibrage financier. Cette réalité remet en question les idées reçues, tout comme l’adaptation des Français face à l’inflation.
Crédits à la consommation en tête, découverts bancaires pour les jeunes
Les crédits à la consommation sont la principale cible des regroupements, représentant 78 % des opérations. Le prêt immobilier est concerné dans 39 % des cas. Parmi ceux qui ont regroupé principalement des crédits à la consommation, 85 % ont 50 ans et plus, et 84 % sont retraités.
Les moins de 35 ans, quant à eux, regroupent plus souvent leurs découverts bancaires : 27 % d’entre eux, proportion qui atteint 34 % chez les 18-24 ans. Cela révèle les difficultés de trésorerie que rencontrent les jeunes générations, souvent aux prises avec des revenus instables en début de carrière.
Réduire les mensualités, mais aussi simplifier et anticiper
Bien que la réduction des mensualités soit la motivation principale pour près d’un Français sur deux, d’autres raisons sont également citées. La simplification de la gestion des crédits est mentionnée par 24 % des répondants, l’évitement du surendettement par 17 %, et le financement de nouveaux projets par 10 %.
La situation financière avant l’opération varie selon l’âge. Si 57 % des sondés se disaient fragilisés, notamment les seniors, près de 6 jeunes sur 10 de moins de 35 ans considéraient leur situation confortable avant le regroupement, visant plutôt à optimiser leur gestion budgétaire ou préparer un projet de vie.
Avant le rachat de crédit, près de 40 % peinaient à honorer leurs mensualités. Après, 89 % constatent une réduction, dont 43 % une baisse entre 10 et 30 %. En tout, 86 % estiment que leur situation financière s’est améliorée, 24 % la trouvant nettement meilleure.
Un impact sur la santé et le bien-être
L’enquête souligne l’impact psychologique et sanitaire des tensions financières. Avant le regroupement, 75 % déclaraient ressentir des répercussions sur leur santé ou leur vie familiale, avec des symptômes tels que troubles du sommeil (53 %), tensions au foyer (37 %), voire dépression (15 %).
Après l’opération, 84 % notent une diminution du stress lié à l’argent, illustrant l’impact des dettes au quotidien. Le rachat de crédit apparaît comme un levier de bien-être, aidant à retrouver une sérénité personnelle et familiale, contrairement aux arnaques financières fragilisant les plus vulnérables.
Une satisfaction massive et une forte propension à recommander
La satisfaction des Français ayant opté pour un regroupement de crédits est élevée. 87 % se disent satisfaits, dont 28 % très satisfaits. De plus, 96 % referaient l’opération si nécessaire, et 94 % la recommanderaient à leur entourage. Ces taux soulignent l’efficacité perçue de la solution et son rôle structurant dans les parcours financiers individuels.
Ymanci, co-leader du marché du rachat de crédits en France avec 25 % des dossiers instruits chaque année, s’appuie sur ces résultats pour promouvoir une meilleure compréhension de cet outil financier. Loin de l’image liée au surendettement, le regroupement de crédits se présente comme une réponse pragmatique et adaptée à diverses situations, à condition d’être bien accompagné.
L’étude OpinionWay pour Ymanci invite à repenser les perceptions courantes du rachat de crédit. En révélant la diversité des profils, motivations et effets, elle ouvre la voie à une approche plus nuancée et juste de cet outil de gestion budgétaire, désormais bien ancré dans les pratiques financières des Français.
Pour consulter l’intégralité des résultats de l’étude, rendez-vous sur le site d’Ymanci.

