En période d’incertitude économique, mettre de l’argent de côté pour ses enfants ou petits-enfants devient une priorité pour beaucoup de parents et grands-parents, qu’il s’agisse d’une épargne de précaution ou de préparer une transmission patrimoniale. Qu’il s’agisse d’une épargne de précaution, de préparer des études supérieures, d’aider un projet de vie ou d’anticiper une transmission patrimoniale, les raisons sont nombreuses. Il faut réfléchir en tenant compte de l’âge du bénéficiaire, de l’horizon de placement et du niveau de risque accepté.
Ce qu’il faut savoir du cadre actuel
Selon Pleine Vie, de nombreuses familles se heurtent à une réalité de transmission plus complexe qu’on pourrait le croire. Selon les données, 18 % des ménages français ont déjà reçu une donation, tandis que seuls 8 % ont pris l’initiative de donner. Les parents représentent près de 87 % des donateurs. Ces chiffres montrent l’importance de structurer clairement la transmission.
Plusieurs dispositifs existent pour atteindre ces objectifs patrimoniaux. Parmi eux, le Livret A propose un plafond de 22 950 € et garantit une épargne sécurisée. Le Livret Jeune est réservé aux 12 à 25 ans, avec un plafond de 1 600 €, tandis que le Plan d’Épargne Logement (PEL), bien qu’offrant des perspectives pour l’achat immobilier, affiche un rendement en déclin. À partir de 2024, le Plan d’Épargne Avenir Climat (PEAC) permettra d’investir jusqu’à 22 950 €, avec des fonds bloqués jusqu’à la majorité.
Les outils pour investir et transmettre
L’assurance-vie reste un outil souvent privilégié, notamment pour sa fiscalité allégée après huit ans. En revanche, depuis 2024, l’ouverture d’un plan d’épargne retraite (PER) pour des mineurs n’est plus possible. Les comptes-titres assortis d’ETF offrent des rendements potentiellement plus élevés, mais avec plus de risques. L’organisation fiscale joue aussi un rôle majeur : il existe des abattements renouvelables tous les quinze ans. Les dons parent-enfant peuvent atteindre 100 000 € par parent sans impôts, ce plafond étant applicable tous les quinze ans. Un don familial jusqu’à 31 865 € est également possible sous conditions d’âge du donateur et de majorité du bénéficiaire.
Éviter les pièges et mieux s’organiser
Beaucoup tombent dans des pièges financiers réels, par exemple laisser une épargne sur des livrets fixes pendant quinze ans et voir le pouvoir d’achat fondre face à l’inflation. Sans une coordination temporelle ou fiscale réfléchie, les transmissions peuvent coûter cher ou être retardées au point de compromettre des projets. Les parents redoutent aussi que leurs choix provoquent des jalousies entre frères et sœurs, souvent aggravées par des promesses informelles non tenues.
Pour s’y retrouver, il vaut mieux s’organiser sérieusement : choisir les supports adaptés, planifier les dons selon un calendrier pertinent et engager des discussions familiales ouvertes. Mettre noir sur blanc ce qui est un don et ce qui est un prêt limite les risques de tensions administratives ou juridiques.




