Voici la clause méconnue qui permet d’éviter l’impôt sur les successions, légalement

Évitez que la douleur d’une perte ne se transforme en casse-tête financier.

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Voici la clause méconnue qui permet d’éviter l’impôt sur les successions, légalement
Voici la clause méconnue qui permet d’éviter l’impôt sur les successions, légalement © Social Mag

La perte d’un proche rime souvent avec douleur et une pile de démarches administratives. En Espagne, au moment du décès, les héritiers doivent non seulement faire face à leur peine mais aussi s’occuper de formalités. L’une des plus redoutées reste le paiement de l’impôt sur les successions, qui peut transformer un héritage en casse-tête financier.

Heureusement, il existe une solution légale souvent méconnue : insérer une clause dans le testament pour alléger cette charge fiscale.

Comment fonctionne la fiscalité des successions en Espagne

Quand quelqu’un décède, les héritiers doivent décider d’accepter ou de refuser la succession, explique le média Cronista. Accepter implique de payer l’impôt sur les successions, calculé sur la valeur des biens reçus par héritage ou legs, à moins qu’une renonciation à une succession ne soit envisagée.

Selon la loi espagnole, cet impôt s’applique quel que soit le lieu de résidence du défunt ou l’emplacement des biens, ce qui souligne l’importance de comprendre la fiscalité successorale.

Le dossier administratif demande plusieurs documents officiels, pour lesquels le rôle central du notaire est souvent crucial : le certificat de décès du causant, le Certificat du Registre des Actes de Dernières Volontés et une copie autorisée du testament. Si le testament n’est pas disponible, une déclaration d’héritiers abintestato est nécessaire.

Les banques réclament aussi des justificatifs supplémentaires, comme le document d’adjudication et de partage de la succession et la preuve du paiement de l’impôt sur les successions.

Mettre une clause dans le testament pour que la succession règle l’impôt

Pour éviter que les héritiers aient à avancer l’argent, on peut insérer une clause dans le testament qui autorise l’utilisation du tiers de libre disposition des biens pour payer l’impôt. Ce tiers du patrimoine peut donc servir au règlement fiscal, ce qui évite aux héritiers de sortir des fonds personnels.

Les banques, suivant les directives du Banco de España, peuvent utiliser les fonds sur le compte du défunt pour régler l’impôt. Elles émettent alors un chèque à l’ordre de l’Agence fiscale (Agencia Tributaria) ou de la Direction des Finances de la Communauté autonome, la somme restant à la charge des biens du défunt.

Selon l’article 8 de la Loi 29/1987, les banques ont une responsabilité subsidiaire pour le paiement de l’impôt. En pratique, cela veut dire qu’elles s’assurent que l’impôt est réglé avant d’autoriser l’accès aux fonds par les héritiers.

Modalités pratiques et exonérations possibles

Si les héritiers n’ont pas d’argent disponible, la clause testamentaire permet de puiser dans la liquidation de la succession elle-même, à condition que le testament le prévoie explicitement. Cette disposition évite non seulement l’avance des fonds par les héritiers, mais réduit aussi les complications administratives lors du règlement de la succession.

Il existe aussi des exonérations et réductions qui varient selon la Communauté autonome concernée. Chaque région a ses propres règles et barèmes, ce qui rend important d’adapter le testament et la stratégie successorale à la région concernée.

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