Recyclage des téléphones portables : la France, très mauvaise élève

  • Publié le: mardi 4 octobre 2016

La semaine dernière, un rapport sénatorial a mis en lumière de nombreux dysfonctionnements dans la chaîne de recyclage des téléphones portables. L’hexagone fait ainsi figure de très mauvais élève, et le Sénat envisage de modifier le projet de loi sur le devoir de vigilance afin de faire avancer la situation.

La sénatrice écologistes Marie-Christine Blandin a présenté mercredi 28 septembre un rapport qui met en lumière les nombreuses faiblesses de la filière en France ainsi que les enjeux qui se cachent derrière le recyclage des portables. Elle met ainsi l’accent sur le fait que la collecte et le recyclage des téléphones portables permet de récupérer environ 40 métaux précieux qui pourraient être revalorisés. Or, avec 24 millions de téléphones portables vendus en France chaque année, il y a là une source d’approvisionnement non négligeable.

Le problème, c’est que seulement 15% des téléphones portables sont effectivement récupérés et acheminés vers une chaîne de recyclage. Le rapport estime ainsi que près de 100 millions de téléphones portables usagés seraient gardés par les foyers français alors qu’ils devraient être recyclés. Pire : pour les 15% de portables collectés, leur avenir une fois recyclé est pour le moins flou. La sénatrice précise ainsi qu’Interpol s’intéresse aux filières des téléphones portables usagers car de véritables trafics se sont montés : une bonne partie d’entre eux quitte la zone européenne de manière illicite et est ensuite acheminée vers l’Asie et l’Afrique.

Pour améliorer la situation, le rapport met en avant 27 propositions qui doivent viser à améliorer la collecte de téléphones portables ainsi que leur revalorisation. Le Sénat veut modifier le projet de loi sur le devoir de vigilance en ce sens.

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