Entre janvier et septembre 2026, la France a enregistré 483 749 décès pour 478 277 naissances. Le rapprochement des deux séries de l’Insee donne un solde naturel provisoire de −5 472 personnes sur les neuf premiers mois de l’année. Les statistiques de décès de septembre ont été publiées le 30 octobre, au lendemain des chiffres des naissances.
Le solde naturel correspond à la différence entre les naissances et les décès. Il ne mesure pas à lui seul la variation de la population française : celle-ci dépend également des migrations. Les données utilisées ici portent sur les événements d’état civil survenus en France, et les chiffres de 2026 peuvent encore être révisés.
Un renversement par rapport aux neuf premiers mois de 2025
Selon les données mensuelles sur les naissances publiées par l’Insee, 478 277 enfants sont nés entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026, contre 483 810 sur la même période en 2025. Cela représente 5 533 naissances de moins en un an, soit un recul de 1,1 %.
Dans sa publication du 30 octobre consacrée aux décès, l’Insee recense 483 749 décès de janvier à septembre 2026, contre 480 812 un an auparavant, soit une hausse de 0,6 %.
Le calcul fait ainsi apparaître un excédent de 2 998 naissances sur les décès pendant les neuf premiers mois de 2025, contre un déficit de 5 472 sur la même période de 2026. L’écart entre ces deux soldes atteint 8 470 personnes. Ce rapprochement de deux séries statistiques décrit une évolution démographique, sans permettre d’attribuer à une cause unique le recul des naissances ou la hausse des décès.
Septembre reste excédentaire malgré la tendance annuelle
Le dernier mois disponible ne présente pas, à lui seul, un solde naturel négatif. En septembre 2026, l’Insee compte 52 405 naissances et 48 732 décès, soit 3 673 naissances de plus que de décès. Les naissances reculent toutefois de 2,1 % par rapport à septembre 2025, tandis que les décès progressent légèrement, de 0,2 %.
La situation des neuf premiers mois s’explique donc par l’accumulation de mouvements mensuels très différents. En janvier, par exemple, 69 755 décès ont été enregistrés pour 54 393 naissances. Les données de l’Insee montrent également une mortalité particulièrement élevée en juin, au moment des épisodes de canicule. L’institut souligne toutefois que les décès sont revenus depuis août à des niveaux usuels.
Ce que ces chiffres disent — et ne disent pas — de la population
Pour les collectivités, l’évolution du nombre de naissances peut progressivement modifier les besoins en places d’accueil de la petite enfance, puis en effectifs scolaires. La mortalité et le vieillissement de la population jouent, de leur côté, sur les besoins d’accompagnement et de services. Mais les seuls totaux nationaux ne permettent pas de prévoir les ouvertures ou fermetures d’établissements dans une commune : les migrations résidentielles et la structure par âge locale comptent également.
La comparaison reste provisoire. Les déclarations d’état civil ne parviennent pas toutes immédiatement à l’Insee, qui révise les séries récentes à mesure qu’elles sont complétées. Les naissances d’octobre doivent être publiées le 26 novembre et les décès d’octobre le 27 novembre. Ces prochaines données permettront de suivre l’évolution du solde naturel sans extrapoler mécaniquement le résultat des neuf premiers mois à l’ensemble de l’année.
