Le lierre, souvent vendu comme solution de jardin « sans entretien », suscite de plus en plus de préoccupations à cause de ses effets négatifs sur l’environnement. Plante invasive par excellence, il ronge silencieusement des milieux entiers, et un mouvement commence à réclamer l’arrêt de sa plantation et de sa vente.
Un vrai casse-tête pour la nature
Beaucoup de jardiniers le choisissent parce qu’il couvre rapidement le sol et les murs sans demander grand-chose. Pourtant, sa présence étendue, de la côte Est des États-Unis au Nord-Ouest Pacifique, jusqu’à certaines régions du Mexique, bouleverse fortement les écosystèmes locaux. En grimpant et en s’étalant, il forme des tapis denses qui envahissent le sol des forêts. Ce comportement mène à l’étouffement des plantes indigènes, à la perte d’habitats et à une baisse nette de la biodiversité.
Les arbres ne sont pas épargnés non plus. En s’y accrochant, le lierre affaiblit leur vitalité, les rend plus sensibles aux maladies et aux vents violents. Dans ces espaces forestiers, les espèces locales peinent à survivre, et les fleurs sauvages ne trouvent plus assez de lumière pour germer et pousser.
Stopper la vente et la plantation : un appel clair
Sur YouTube, Andrew The Arborist publie une vidéo intitulée « Nous devons cesser d’acheter cette plante ! ». Il y décrit les dangers du lierre et demande l’arrêt total de sa vente et de son utilisation, même comme plante d’intérieur. Pour Andrew, il est incompréhensible que cette plante soit encore vendue dans presque tous les centres de jardinage et grandes surfaces. Il insiste : « Nous l’avons laissé envahir le sol de nos bois… Il peut faire de l’ombre et empêcher les fleurs sauvages indigènes de germer et de pousser. »
Ce problème ne concerne pas que les militants verts. Beaucoup de propriétaires, séduits par l’idée d’un couvre-sol peu exigeant, se retrouvent face à une plante difficile à maîtriser, qui demande finalement un entretien régulier et parfois une intervention professionnelle pour être retirée.
Des alternatives locales pour protéger
Il existe des solutions. Andrew propose de privilégier des plantes indigènes comme le phlox mousse, le phlox des bois, le séneçon doré résistant aux cervidés, le gingembre sauvage et diverses fougères indigènes. Ces espèces offrent des options esthétiques et plus respectueuses de l’environnement, sans les désagréments du lierre. Mieux adaptées aux climats locaux, elles demandent moins d’entretien, résistent mieux à la sécheresse et peuvent diminuer la consommation d’eau tout en soutenant les pollinisateurs qui participent à notre sécurité alimentaire.


