Depuis le 7 août 2026, les utilisateurs de trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards doivent porter un casque et un équipement rétro-réfléchissant pour circuler à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Cette obligation découle d’un arrêté du préfet de police, applicable à toute heure, de jour comme de nuit, dès lors que l’engin circule sur la voie publique.
Le texte cible les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) au sens large, ainsi que les cyclomobiles légers. L’absence de casque expose à une amende forfaitaire de 135 €, contre 35 € pour un défaut d’équipement rétro-réfléchissant, qu’il s’agisse d’un gilet de haute visibilité ou de tout dispositif permettant d’être vu des autres usagers.
Cette double contrainte n’est pas isolée. Le port du casque et d’un équipement réfléchissant est déjà exigé en Seine-et-Marne, dans les Alpes-Maritimes et dans l’Yonne. Dans le Vaucluse en revanche, l’arrêté préfectoral se limite au casque, sans obligation de rétro-réflexion.
Dans le Nord et le Pas-de-Calais, le casque s’imposera le 1er septembre
D’autres départements rejoignent le mouvement, avec un calendrier légèrement décalé. Les arrêtés pris début juillet 2026 dans le Nord et le Pas-de-Calais rendent le casque obligatoire à compter du 1er septembre 2026, pour les trottinettes électriques personnelles comme pour celles en libre-service, à l’image des Lime à Lille, ainsi que pour l’ensemble des EDPM. Les vélos électriques et les trottinettes non motorisées échappent à la règle.
L’objectif affiché est de limiter la gravité des accidents. Les textes exigent un casque « conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle » et attaché, sans imposer de norme précise, alors que la NF EN 1078 s’est imposée d’usage pour les cyclistes et les EDPM et que des villes comme Chartres la mentionnent explicitement dans leurs propres arrêtés.
Dans les faits, la police et la gendarmerie devraient rarement sanctionner un casque jugé non conforme, sauf cas manifestement inadapté. Un casque mal attaché, en revanche, reste verbalisable.
L’amende s’élève à 35 €, confirme La Voix du Nord. Les forces de l’ordre annoncent une phase pédagogique au démarrage de la mesure, avant les premières verbalisations, avec un contrôle renforcé prévu dès la rentrée scolaire 2026, portant à la fois sur le casque et sur la vitesse des trottinettes, plafonnée à 25 km/h. Un engin débridé expose à une amende de plusieurs milliers d’euros, avec saisie et mise en fourrière aux frais du contrevenant.
Des règles générales restent par ailleurs en vigueur pour les trottinettes électriques : la conduite est autorisée à partir de 14 ans, et une seule personne peut prendre place sur l’engin.
Ces obligations locales interviennent alors que le Gouvernement travaille sur une piste nationale. Interrogé au Sénat en juin 2026, il a indiqué avoir demandé à la Délégation à la sécurité routière de mener une réflexion afin de rendre le casque obligatoire en toutes circonstances et sur l’ensemble du territoire, pour les utilisateurs de trottinettes comme pour les cyclistes. Fin août 2026, cette réflexion n’a pas encore débouché sur une inscription au Code de la route.
Dans l’attente, la réglementation nationale continue d’imposer aux EDPM d’emprunter les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent, en agglomération.



