Ces derniers jours, la France traverse un épisode de canicule qualifié « d’intense » et « inédit par sa précocité ». Les températures extrêmes affectent la vie quotidienne des Français et soulèvent des questions sur la façon de s’habiller au travail.
Ce qui a été mis en place face à la canicule
Avec treize départements placés en vigilance orange, les autorités, bien qu’averties par Météo France, ont dû prendre des mesures pour garantir la sécurité des populations. Des courses sportives ont ainsi été annulées par précaution. En revanche, aucune mesure générale concernant le travail en entreprise n’a été prise.
La question du code vestimentaire en période de canicule revient sur le devant de la scène. L’éditorial de Le Courrier de l’Ouest reprend l’inquiétude des salariés avec cette question : « Un employeur a-t-il le droit d’interdire le port d’un short ou de sandales à ses salariés ? » Sur le principe, la réponse est « non », souligne Le Courrier de l’Ouest.
Ce que prévoit la loi
Les articles L1121-1 du Code du travail et 225-1 du Code pénal encadrent les normes contre la discrimination liée à l’apparence physique, renforcées par la loi n°83-634 du 13 juillet 1983. Les employeurs ne peuvent pas imposer des restrictions vestimentaires sans justification par des exigences professionnelles sérieuses.
Le Défenseur des droits rappelle que les codes vestimentaires doivent être « justifiés par la nature des postes concernés » et « proportionnés au but recherché ». Des cas concrets où une tenue particulière est nécessaire :
- les règles d’hygiène (par exemple, un ouvrier charcutier doit porter une tenue adaptée)
- les règles de sécurité (chaussures fermées et coquées pour les personnes qui portent des charges lourdes)
La décence et l’image de marque, comme pour les conseillers de vente ou les hôtesses d’accueil, peuvent parfois motiver des exigences spécifiques.
Comment se protéger et quels recours ?
Toute discrimination liée à l’apparence physique est interdite. Les salariés qui estiment subir des pratiques discriminatoires peuvent saisir le Défenseur des droits en ligne via www.defenseurdesdroits.fr ou par courrier à l’adresse : 7, rue Saint-Florentin, 75409 Paris Cedex 08.


