Le 1er octobre 2026, plusieurs mesures entrent en vigueur, influençant la vie quotidienne de nombreux Français. Parmi elles, la revalorisation des APL, le remboursement des protections hygiéniques réutilisables, l’augmentation des franchises médicales et une nouvelle hausse du prix du gaz. Ce mois d’octobre reflète une politique publique entre soutien social et rigueur budgétaire.
Malgré un léger ralentissement, l’inflation reste présente. Le gouvernement ajuste ses mesures pour protéger le pouvoir d’achat des ménages fragiles tout en maîtrisant les dépenses publiques. La Commission de régulation de l’énergie, la Caisse d’allocations familiales et l’Assurance maladie jouent un rôle clé dans l’application des décisions prises au printemps dernier.
Augmentation des APL de 1,15 %
Les aides personnalisées au logement augmentent de 1,15 % à partir du 1er octobre 2026, conformément à l’indice de référence des loyers du deuxième trimestre. En 2025, le montant moyen de l’APL était de 219 euros par mois. Avec la revalorisation, il passe à 221,52 euros, soit un gain de 2,52 euros mensuels, totalisant 30,24 euros sur l’année.
Environ 5,6 millions de foyers bénéficient de ces aides. Bien que modeste, cette hausse est appréciée dans un contexte de loyers croissants en zones urbaines. Le montant exact perçu par chaque allocataire dépend de plusieurs facteurs : loyer, revenus, composition familiale et localisation. La revalorisation est automatique et sans démarche pour les bénéficiaires, mais il est conseillé de vérifier le montant en ligne. Initialement, le gouvernement avait envisagé de geler ces prestations, mais un amendement parlementaire a permis de maintenir la hausse.
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, a annoncé que les aides au logement ne seraient pas revalorisées en 2027, bien qu’elles ne diminueront pas. Ce gel pourrait économiser environ 54 millions d’euros, dans le cadre des 54 milliards d’efforts budgétaires prévus pour l’année prochaine. Cette décision doit encore être votée par le Parlement lors de l’examen du budget 2027.
Remboursement des protections hygiéniques réutilisables
À partir du 1er octobre 2026, l’Assurance maladie remboursera tout ou partie des protections hygiéniques réutilisables, une mesure incluse dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024. Cette initiative vise à réduire la précarité menstruelle, touchant notamment les femmes jeunes et précaires.
Toutes les personnes assurées de moins de 26 ans, ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, sont concernées, sans condition de ressources pour les premières. Deux produits par an seront remboursés, les coupes et culottes menstruelles. Le remboursement pour les moins de 26 ans varie entre 55 et 65 %, tandis que les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire seront remboursés à 100 %.
Les produits doivent être délivrés en pharmacie et inscrits sur une liste établie par le ministère de la Santé. Ils doivent respecter des normes précises d’absorption et de sécurité, garantissant leur innocuité. Cette mesure est saluée par les associations, car elle facilite l’accès à des solutions économiques et écologiques à long terme.
Modification des franchises médicales
Le 1er octobre marque aussi l’augmentation du plafond annuel des franchises médicales de 100 à 140 euros. Les patients devront ainsi supporter davantage de frais avant d’être exonérés. Ce plafond est divisé entre consultations et autres actes médicaux.
Les montants unitaires des franchises restent à 1 euro par boîte de médicaments ou acte paramédical, et 4 euros par transport sanitaire. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a rappelé que 18 millions de Français, notamment les mineurs, femmes enceintes et bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, sont exonérés de ces franchises. Pour les autres, cette hausse accroît le reste à charge dans un contexte préoccupant d’accès aux soins.
Le gouvernement avait envisagé un doublement du plafond, mais a opté pour une augmentation plus modérée face aux contestations. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de maîtrise des dépenses de santé, alors que le déficit de la Sécurité sociale reste préoccupant.
Poursuite de la hausse du prix du gaz
Le prix de vente du gaz augmente de nouveau en octobre, passant à 182,88 euros TTC par mégawattheure. Cette hausse de 6,3 % concerne 6 millions de ménages avec des offres indexées sur le prix repère, soit environ 60 % des abonnés résidentiels. Les contrats à prix fixe ne sont pas affectés.
Face à cette augmentation, le gouvernement a mis en place des aides, comme l’extension de l’aide aux « grands rouleurs », qui bénéficient d’une prime de 100 euros si leur trajet professionnel quotidien dépasse 30 kilomètres ou s’ils parcourent plus de 8 000 kilomètres par an. Les plafonds de revenus pour cette aide ont été relevés.
Autres changements : fourrière, carburant et contrats de location
D’autres mesures entrent en vigueur au 1er octobre. Les tarifs de la fourrière augmentent, l’enlèvement d’un véhicule passant à 135 euros et la garde journalière à 7,15 euros. Le plafond de la prime carburant défiscalisée par les employeurs est relevé à 1 000 euros par an, bien que son versement reste à la discrétion de l’employeur.
Les contrats de location évoluent aussi, incluant désormais une clause de résiliation en cas de non-paiement. La mention d’obligation de résidence principale sera également précisée dans les contrats concernés.