En février 2026, des changements dans le calendrier des versements et les montants des pensions toucheront des millions de retraités français. D’habitude, les virements suivent un ordre bien établi, ce qui permet de planifier le budget à l’avance. Ce mois-ci, ce planning sera un peu perturbé : il faudra y prêter attention pour éviter toute confusion.
Le calendrier des paiements un peu chamboulé
Traditionnellement, les virements des pensions par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) et la Mutualité sociale agricole (MSA) sont effectués le 9 de chaque mois, et cela restera inchangé pour février 2026. Les pensions des fonctionnaires, elles, sont versées en fin de mois sans modification apparente de leur calendrier.
Un changement notable concerne les retraites complémentaires gérées par l’Agirc-Arrco. Habituellement versées le 1er du mois, elles seront décalées au lundi 2 février 2026, confirme L’Internaute. La Carsat Alsace-Moselle appliquera le même ajustement, pour rester cohérente avec l’Agirc-Arrco.
Ce qui change sur les montants : revalorisation et CSG
En plus du calendrier, les montants des pensions évolueront en février 2026. Une revalorisation de 0,9 % sera appliquée aux pensions de base, une hausse par rapport au gel initialement prévu pour le budget de l’année.
Mais cette augmentation peut être atténuée par des variations du barème de la Contribution sociale généralisée (CSG), avec une possible hausse des prélèvements sociaux. La CSG, qui fonctionne par tranche, est déterminée par le revenu fiscal de référence de l’année 2024. Des retraités ayant vu leurs pensions augmenter de plus de 5 % en 2024 pourraient basculer dans une tranche de CSG et se voir appliquer un taux de 8,3 %, au lieu des taux d’exonération (0 %), réduit (3,8 %) ou médian (6,6 %).
Qui fait quoi et comment
Plusieurs organismes sont impliqués dans ces ajustements : la CNAV, la MSA, l’Agirc-Arrco et la Carsat Alsace-Moselle. Le régime général met en œuvre la revalorisation des pensions, tandis que l’Agirc-Arrco appliquera ses modifications du taux de CSG à partir de mars, donc après la mise en place des nouveaux montants en février. Ce décalage entre le changement de montant et la variation de la CSG peut poser problème pour certains retraités.






