L’année 2026 apporte son lot de changements pour les retraités français avec l’annonce de la revalorisation des pensions de base de 0,9 %, rapporte le magazine Notre Temps. Dans une situation économique marquée par l’inflation, cette mesure cherche à atténuer les effets de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat des retraités. Toutefois, cette hausse pourrait être compensée par une révision à la hausse des prélèvements sociaux, ce qui remet en cause l’augmentation réelle des pensions nettes perçues. Ces deux tendances opposées montrent qu’il faut bien comprendre les mécanismes pour anticiper ce que cela donnera sur les virements mensuels.
La revalorisation enfin appliquée
À partir du 1er janvier 2026, les pensions de base seront revalorisées de 0,9 %. Cette augmentation, qui reflète l’inflation hors tabac, apparaîtra sur les pensions versées en février 2026 (correspondant à la période de janvier). Le gouvernement avait d’abord envisagé de geler les pensions pour cette année, mais il a finalement choisi cette hausse modeste. Même si elle est qualifiée de « pas énorme », elle compense au moins en partie l’inflation qui pèse sur le quotidien des retraités. Dans un climat économique mouvant, toute amélioration, même minime, reste importante pour maintenir le niveau de vie.
Risque de baisse du net à cause des prélèvements sociaux
Malgré cette revalorisation, le montant net perçu par les retraités pourrait diminuer, ce qui rappelle la chute des pensions en 2025. En cause : une possible hausse des prélèvements sociaux, notamment la Contribution sociale généralisée (CSG), la Contribution de solidarité pour l’autonomie (CASA) et la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). Dès janvier 2026, les caisses de retraite adapteront ces prélèvements en fonction des informations de l’administration fiscale transmises en fin d’année 2025. Ce mécanisme peut annuler l’effet apparent de l’augmentation des pensions brutes, ce qui inquiète les retraités qui comptent sur chaque euro.
Comment fonctionnent les prélèvements sociaux
Les taux de prélèvement sont fixés selon des tranches, basées sur le revenu fiscal de référence. La CSG se décline en quatre taux : 8,3 % (taux normal), 6,6 % (exonération partielle), 3,8 % (exonération partielle), et une exonération totale à 0 %. La CRDS est de 0,5 % pour les taux de CSG de 3,8 %, 6,6 % et 8,3 %, tandis que la CASA est de 0,3 % pour les taux de 6,6 % et 8,3 %, mais n’est pas applicable pour le taux réduit de 3,8 % ni pour les non imposables.
Les cas selon le revenu fiscal
Les retraités seront répartis en quatre situations, déterminées par leur revenu fiscal de référence, selon des plafonds fiscaux méconnus.
- Les non imposables bénéficient d’une exonération de toutes ces contributions.
- Un taux réduit de CSG de 3,8 % s’accompagne d’une CRDS de 0,5 % sans CASA.
- Un prélèvement médian avec une CSG de 6,6 % inclut la CRDS et la CASA.
- Enfin, le taux normal s’applique pour ceux qui sont au sommet de l’échelle.
Anticiper les changements et l’effet de seuil
La revalorisation annuelle du barème de la CSG, qui tient compte de l’inflation, peut faire augmenter les prélèvements pour certains retraités si leurs revenus augmentent davantage que les seuils revus pour 2026.
Pour 2026, la révision des tranches se fonde sur une base calculée pour 2024, année où les revenus ont augmenté de 5,3 %, soit plus que l’augmentation des tranches de barème de 1,8 %.




