Le cancer reste au cœur des préoccupations sanitaires, et chaque nouvelle étude sur les effets potentiels des ondes des smartphones est scrutée de près. L’Anses a publié le 26 novembre 2025 une mise à jour de son expertise, fondée sur l’analyse de plus de 250 travaux scientifiques. Sa conclusion est claire : « aucun lien causal n’est démontré entre l’exposition aux ondes radio et le développement de cancers », selon le rapport officiel. Cette confirmation, très attendue, consolide une position déjà exprimée en 2013, tout en rappelant la nécessité de maintenir un principe de précaution, notamment pour les plus jeunes.
Une conclusion scientifique réaffirmée : pas de lien causal entre smartphone et cancer
Dans son communiqué, l’Anses souligne que les nouvelles données disponibles ne modifient pas son évaluation précédente. « Les nouvelles études ne modifient pas l’évaluation du risque réalisée en 2013 », précise l’agence dans sa synthèse officielle. Cette expertise, menée sur près de 250 études jugées robustes, réaffirme qu’aucun lien de cause à effet entre l’exposition aux ondes et le cancer n’est établi.
Selon Olivier Merkel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques de l’Anses, « nous ne disposons toujours pas d’éléments suffisants pour établir un lien de causalité ». Les experts ont également observé quelques signaux faibles dans certaines études animales, sans confirmation expérimentale. Le rapport recommande de poursuivre la recherche, notamment via des cohortes comme l’étude COSMOS, afin d’harmoniser les protocoles expérimentaux.
Des enjeux économiques colossaux derrière une confirmation sanitaire
L’absence de lien avéré entre smartphone et cancer ne se limite pas à une question scientifique : elle influence directement un secteur industriel mondial. Le marché de la téléphonie mobile représente plus de 1 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an, selon Le Monde. Environ 5 milliards d’utilisateurs dans le monde utilisent un smartphone, dont 98 % des Français de 12 ans et plus, d’après les données de l’Anses.
Comme le rappelle un économiste interrogé par Le Monde, « une telle confirmation aurait bouleversé l’économie mondiale des télécommunications ». En effet, une reconnaissance officielle d’un lien de causalité aurait entraîné des pertes colossales : chute de la valeur boursière des fabricants, effondrement de la confiance des consommateurs, et multiplication des actions judiciaires. L’absence de preuve scientifique avérée protège donc, pour l’instant, un pilier majeur de l’économie numérique mondiale.
Une prudence maintenue face à une exposition croissante aux ondes
Si la position de l’Anses rassure sur le plan sanitaire, elle ne doit pas conduire à un relâchement complet. L’agence invite à la prudence, particulièrement pour les enfants et adolescents, plus sensibles aux ondes en raison de leur morphologie et de la durée d’exposition future. « Pas d’éléments probants », indique l’Anses, mais l’agence recommande de continuer à appliquer le principe de précaution.
Concrètement, l’institution suggère de limiter l’usage du téléphone portable, de privilégier les kits mains libres et d’éviter les conversations longues collées à l’oreille. Des conseils réitérés par plusieurs autorités sanitaires internationales. Par ailleurs, l’agence rappelle que les technologies évoluent : la 5G modifie les fréquences d’exposition, justifiant la poursuite des travaux d’évaluation. Les recherches futures devront aussi prendre en compte les effets cumulés des nouvelles générations de smartphones et la diversité des environnements d’utilisation.







