Les French Days attirent des publics très différents selon l’âge. D’après une enquête publiée le 21 octobre par YouGov France, 33 % des 25-34 ans ont effectué un achat lors de l’édition d’automne, contre 5 % des personnes de 65 ans et plus. Au total, 18 % des adultes interrogés ont participé à l’opération, une proportion identique à celle observée un an auparavant.
Cette différence générationnelle éclaire la place prise par les promotions dans les habitudes d’achat. Les jeunes adultes prêtent davantage attention à ces rendez-vous commerciaux, mais leurs achats ne se limitent pas aux sites de vente en ligne : le magasin conserve un rôle dans les parcours préparés sur Internet.
Un rendez-vous commercial beaucoup plus suivi avant 35 ans
Les French Days, organisés du 7 au 14 septembre 2026, bénéficient d’une forte notoriété : 79 % des répondants en ont entendu parler. Leur capacité à déclencher un achat reste plus limitée. L’enquête mesure une participation de 18 % dans l’ensemble de la population adulte, avec de fortes variations entre générations.
Un tiers des 25-34 ans déclarent avoir acheté pendant l’opération. Chez les 65 ans et plus, ils ne sont que 5 %. La différence apparaît aussi dans l’attention portée à l’événement : 40 % des 18-24 ans le considèrent comme un rendez-vous commercial important, contre 18 % de l’ensemble des répondants.
Les promotions ne sont pas perçues comme une occasion particulière par tous les consommateurs. Près de sept personnes sur dix (69 %) estiment que les French Days se distinguent peu des soldes, du Black Friday ou des ventes privées. À l’inverse, les 18-24 ans sont 56 % à leur reconnaître une identité propre, contre 19 % des personnes de 65 ans et plus.
Le prix compte davantage que le calendrier
Chez les participants, la décision d’achat dépend surtout de l’avantage financier perçu. Les prix inférieurs à l’habitude sont cités par 24 % des acheteurs, le sentiment de faire une bonne affaire par 22 % et l’ampleur des réductions par 20 %. Seuls 13 % mentionnent la tenue même des French Days comme élément déclencheur.
Les achats déclarés se concentrent sur les vêtements et chaussures (35 % des acheteurs), le petit électroménager (21 %) et les smartphones (19 %). Ces derniers gagnent cinq points par rapport à l’automne 2025. Les préférences varient selon les profils : 40 % des acheteuses ont choisi des articles de mode, tandis que les smartphones représentent 25 % des achats des hommes interrogés ayant participé, contre 9 % chez les femmes.
La participation globale reste stable, mais 43 % des acheteurs déclarent avoir dépensé davantage que lors de l’édition d’automne 2025. Ce résultat décrit leur perception de leurs propres dépenses, et non une mesure du chiffre d’affaires total des enseignes.
Le magasin reste présent dans les parcours numériques
L’étude met également en évidence la complémentarité entre écran et point de vente. Parmi les personnes qui ont vu une communication sur les French Days puis effectué un achat, 46 % ont acheté uniquement en ligne et 24 % uniquement en magasin. Un quart (25 %) ont d’abord repéré leurs produits sur Internet avant de les acheter en boutique.
Dans ce groupe, trois quarts des personnes qui se sont rendues en magasin avaient utilisé des outils numériques avant leur visite. L’information commerciale circule donc entre plusieurs supports, plutôt que de suivre un parcours exclusivement numérique.
Les messages des enseignes touchent particulièrement les plus jeunes : parmi les personnes connaissant les French Days, 59 % des 18-24 ans déclarent accorder davantage d’attention que d’habitude à leurs communications pendant l’opération, contre 34 % de l’ensemble. L’e-mail et la newsletter restent les premiers points de contact cités, devant les publications et publicités sur les réseaux sociaux.
Une enquête déclarative menée après les promotions
Les résultats reposent sur un questionnaire en ligne réalisé du 5 au 8 octobre 2026 auprès de 2 031 adultes représentatifs de la population française, dont 357 déclarent avoir acheté lors des French Days d’automne. Les comparaisons annuelles s’appuient sur une enquête YouGov menée en 2025. Les pourcentages concernant les acheteurs portent donc sur un sous-échantillon plus restreint que les indicateurs de notoriété.
Au fil des éditions, les French Days semblent ainsi trouver leur public le plus fidèle parmi les jeunes adultes. Pour les autres générations, leur visibilité est acquise, mais le prix d’un produit et la possibilité de comparer les offres restent les ressorts essentiels du passage à l’achat.