Mauvaise nouvelle pour les Français : dès le 1er novembre 2026, ces changements vont toucher votre budget sans que vous puissiez les anticiper

Gaz en hausse, retraites revalorisées, trêve hivernale, indemnités journalières plafonnées : le 1er novembre 2026 bouscule votre budget. Jusqu’à 156 euros en plus sur l’année pour certains foyers. Êtes-vous concerné ?

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Mauvaise nouvelle pour les Français : dès le 1er novembre 2026, ces changements vont toucher votre budget sans que vous puissiez les anticiper
Mauvaise nouvelle pour les Français : dès le 1er novembre 2026, ces changements vont toucher votre budget sans que vous puissiez les anticiper © Social Mag

Au 1er novembre 2026, le prix repère de vente du gaz augmente de 6,6 %, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ce tarif de référence passe de 182,88 à 194,90 euros par mégawattheure TTC.

La hausse concerne les ménages dont le contrat de gaz reste indexé sur ce prix repère. Pour les foyers équipés d’un contrat à prix fixe, rien ne change automatiquement, rassure Magic Maman.

Cette échéance n’est pas isolée. Le même 1er novembre, la retraite complémentaire de millions d’anciens salariés du privé doit être revalorisée, la trêve hivernale démarre pour les locataires et l’obligation d’équipements hivernaux entre en vigueur pour les automobilistes circulant en zone de montagne.

Jusqu’à 156 euros de plus par an pour les foyers au gaz

Pour un ménage concerné, l’augmentation pourrait représenter environ 12 euros de plus sur la facture mensuelle de novembre. Selon Hello Watt, la hausse moyenne attendue tourne entre 6,6 % et 6,7 %, ce qui pourrait peser jusqu’à 156 euros de plus sur l’année pour un foyer chauffé au gaz.

Ce relèvement s’ajoute à celui d’octobre 2026, période déjà marquée par une augmentation de 6,3 % du prix du kWh, relevée par Lesfurets. Aucun nouveau chèque énergie classique n’est à attendre en novembre : celui de 2026 a déjà été envoyé entre le 1er et le 20 avril, selon les départements, à environ 4,5 millions de ménages modestes.

Les retraites complémentaires du privé attendent une décision le 14 octobre

À partir du 1er novembre 2026, les pensions complémentaires des anciens salariés du secteur privé devraient augmenter de 1,4 %, la valeur du point Agirc-Arrco passant de 1,4386 à 1,4587 euro. Le premier versement intégrant cette revalorisation est prévu le lundi 2 novembre.

Concrètement, pour une pension complémentaire de 500 euros brut par mois, la hausse représente 7 euros brut supplémentaires. Cette revalorisation ne concerne que la retraite complémentaire, la pension de base n’étant pas revalorisée à cette date.

Le taux définitif devait être fixé par le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco le 14 octobre 2026. Les estimations situaient la hausse possible entre 1,2 % et 1,9 %, sans garantie que le chiffre retenu se trouve dans cette fourchette. Environ 14 millions de retraités sont concernés. Aucune revalorisation n’était intervenue au 1er novembre 2025.

La trêve hivernale 2026-2027 débute le 1er novembre et court jusqu’au 31 mars 2027 inclus. Durant cette période, l’exécution des expulsions locatives est en principe suspendue, sauf exceptions prévues par la loi. Les fournisseurs ne peuvent pas non plus couper l’électricité, le gaz ou le chauffage urbain de la résidence principale pour impayés.

Cette protection n’efface pas les dettes. Les loyers et les factures restent dus, et les ménages concernés sont invités à chercher une solution avec leur bailleur ou leur fournisseur d’énergie plutôt que d’attendre la fin de la trêve.

Un changement plus technique entre en vigueur à la même date, issu du décret n° 2026-909 du 30 septembre 2026. Pour les accidents du travail et maladies professionnelles survenus à compter du 1er novembre, le salaire pris en compte pour calculer l’indemnité journalière est plafonné à 1,8 fois le Smic. L’objectif affiché est de faire porter une part plus importante du coût de ces arrêts sur les employeurs plutôt que sur l’Assurance maladie.

Le mécanisme repose sur le plafond de salaire journalier retenu : jusqu’ici limité à 0,834 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, il tombe à 0,226 %. Sur la base du plafond 2026, le salaire journalier maximal pris en compte passe ainsi de 400,82 euros à 108,62 euros par jour.

Comme les indemnités représentent 60 % de ce salaire pendant les 28 premiers jours puis 80 % ensuite, le plafond d’indemnisation chute d’environ 240,49 à 65,17 euros par jour sur la première période, et de 320,66 à 86,90 euros au-delà.

Un salarié payé 1,6 Smic ne verra aucune différence, sa rémunération restant sous le nouveau plafond. Un cadre nettement au-dessus de 1,8 Smic, en revanche, verra sa base de calcul réduite. Pour les salariés bénéficiant d’un maintien de salaire via un accord ou une convention collective, la baisse de la part versée par l’Assurance maladie peut être compensée, par l’employeur ou via un contrat de prévoyance, sans effet sur le net perçu.

Sans ce filet, elle est supportée directement. Avant le 1er novembre, il est conseillé de vérifier auprès de son service des ressources humaines ou de sa caisse l’impact réel sur son revenu en cas d’arrêt.

Le 1er novembre marque aussi le début de l’obligation d’équipements hivernaux pour les automobilistes circulant dans les zones de montagne concernées. Les restrictions liées aux zones à faibles émissions restent par ailleurs un point de vigilance pour les propriétaires de véhicules anciens, tandis que le passage à l’heure d’hiver modifiera les conditions de circulation pour ceux qui roulent tôt le matin ou en fin de journée.

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