En France, les squats ne sont pas des cas isolés. Ils concernent des résidences secondaires, des logements inoccupés temporairement ou même des biens en cours de vente. En 2024, 52 000 consultations ont été enregistrées auprès de professionnels (notaires, police, assurances) pour des cas liés à des squats ou des loyers impayés. Et si les chiffres des expulsions paraissent faibles (432 cas officiellement recensés entre septembre 2023 et mai 2024) ils ont triplé en deux ans.
Le problème ? Les démarches sont complexes, longues et très coûteuses pour les propriétaires, sans garantie de succès rapide.
Assurances habitation : un levier encore trop méconnu
Peu de propriétaires savent que certaines assurances habitation proposent une prise en charge des frais d’expulsion. Pourtant, cette garantie peut alléger significativement la facture d’un contentieux.
Mais attention : cette couverture n’est jamais incluse dans les formules de base. Elle doit être souscrite en option et fait l’objet d’un surcoût mensuel. Les garanties concernées sont souvent classées sous des intitulés comme « protection juridique », « garantie loyers impayés » ou « couverture contre les occupations illégales ». Les assureurs exigent généralement des preuves de dépôt de plainte et des démarches légales en cours avant toute prise en charge.
Un accompagnement souvent limité, mais pas inexistant
Sur le terrain, les assureurs peuvent proposer :
- la prise en charge partielle ou totale des frais d’expulsion (huissier, avocat, serrurier, etc.),
- une aide juridique pour monter un dossier d’expulsion,
- ou encore un accompagnement administratif.
Certaines compagnies, comme celles comparées sur Meilleurtaux, suggèrent aux propriétaires non occupants (PNO) de souscrire à des assurances spécifiques contre les squatteurs, bien distinctes des contrats classiques.
Comment se protéger efficacement d’un squat
Si l’assurance peut amortir le choc, la prévention reste la meilleure protection. Les experts recommandent :
- de vérifier scrupuleusement les dossiers de locataires,
- d’équiper le bien d’un système d’alarme ou de renforcer les accès,
- de faire des visites régulières, même pour un bien vide.
Ces gestes simples peuvent faire la différence entre un logement sécurisé et un mois de galère judiciaire.

