Mutuelle militaire et mutuelle classique, comment choisir la bonne depuis la réforme de 2026 ?

Sept euros par mois, aucune question médicale, mais un compte à rebours implacable. Après le 31 décembre 2026, cette porte se ferme définitivement pour les militaires. Encore faut-il connaître les subtilités d’un dispositif à quatre étages, loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît.

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Mutuelle militaire et mutuelle classique, comment choisir la bonne depuis la réforme de 2026 ?
Mutuelle militaire et mutuelle classique, comment choisir la bonne depuis la réforme de 2026 ? © Social Mag

Depuis le 1er janvier 2026, tout militaire peut souscrire une prévoyance complémentaire, la PSC prévoyance, subventionnée par le ministère des Armées à hauteur de sept euros par mois, rapporte Le Parisien. Jusqu’au 31 décembre 2026, l’adhésion se fait sans questionnaire médical, précise le Secrétariat général pour l’administration (SGA). Passé cette date, cette possibilité disparaît.

Le dispositif, prévu par le décret n° 2025-326 du 9 avril 2025 pris en application de l’article L. 4123-3 du code de la défense, couvre les aléas de la vie survenus hors service : maladie, accident, incapacité, invalidité, décès. Il reste facultatif, avec une contribution employeur de sept euros mensuels.

Après une procédure de marché, deux groupements ont été retenus : AGPM VIE et Allianz VIE pour les personnels militaires, Harmonie Mutuelle et KLESIA Mut’ pour les personnels civils. Les militaires relevant du ministère de l’Intérieur, gendarmes compris, sont eux aussi concernés.

Cette échéance de fin d’année clôture une réforme étalée sur deux ans qui a redessiné la protection sociale du militaire. Santé et prévoyance restent toutefois deux dispositifs totalement distincts : un militaire peut adhérer à l’un sans adhérer à l’autre.

Quatre étages sans équivalent dans le civil

Sur la complémentaire santé, le militaire n’a plus le choix de sa mutuelle. Depuis le 1er janvier 2025, un contrat collectif obligatoire s’applique à tous les militaires et à tous les agents civils du ministère des Armées : Unéo pour les personnels militaires, Harmonie Mutuelle pour les personnels civils, selon le ministère des Armées.

L’employeur prend en charge la moitié de la cotisation, modulée selon la solde ou la rémunération. Les cas de dispense restent limités : bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire, contrat individuel en cours pour douze mois maximum, ou ayant droit d’un contrat collectif obligatoire.

L’ensemble du système repose désormais sur quatre étages : le régime de base propre à la Caisse nationale militaire de sécurité sociale (CNMSS), la complémentaire santé imposée, la prévoyance statutaire financée intégralement par l’employeur, et des structures d’aide sociale dédiées comme la Caisse Nationale du Gendarme ou Solidarm.

Un détail échappe pourtant à toute cette architecture : le jour de carence. Il ne peut être couvert ni par la PSC santé ni par la PSC prévoyance, quelle que soit la formule choisie.

L’affiliation du conjoint et des enfants n’a rien d’automatique non plus. Elle nécessite une démarche distincte, si bien qu’un militaire affilié d’office peut se retrouver avec une famille sans complémentaire santé, sans même le savoir.

Reste la fenêtre elle-même. Sept euros par mois, une adhésion sans questionnaire médical, et un compte à rebours qui s’achève le 31 décembre 2026.

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