Au fil des années, les habitudes financières des ménages français ont évolué, influencées par divers facteurs économiques et sociaux. En 2024, la quasi-totalité des foyers (90,5 %) détient au moins un produit financier, ce qui reflète le taux d’épargne moyen des Français. Cette donnée montre à quel point les Français savent gérer leur argent et préparer l’avenir, même dans une période encore marquée par les suites de la pandémie de Covid-19.
Livrets d’épargne : l’attrait qui ne faiblit pas
Les livrets d’épargne restent incontournables dans le portefeuille des Français. En 2024, 86,9 % des ménages avaient au moins un livret d’épargne – soit trois points de plus qu’en 2021. Parmi eux, 86,5 % sont défiscalisés, ce qui plaît beaucoup aux épargnants pour alléger leurs impôts et privilégier des placements sécurisés.
Le livret A domine largement avec 78,1 % des foyers qui le détiennent, ce qui incite à réfléchir à une stratégie d’épargne adaptée. Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) séduit 39,7 % des ménages, tandis que le livret d’épargne populaire (LEP) est choisi par 21,5 % d’entre eux. Le livret jeune, quant à lui, attire 9,8 % des ménages, et les livrets fiscalisés restent minoritaires avec 7,5 % de détention.
Épargne retraite : on se prépare petit à petit
L’épargne retraite a progressé de 2,7 points, atteignant 19,1 % entre 2021 et 2024. Cette hausse est surtout liée à la création des plans d’épargne retraite (PER) suite à la loi Pacte du 1er octobre 2019. Ces PER se déclinent en plusieurs versions : individuels, d’entreprise collectifs et d’entreprise obligatoires.
Cette diversification permet aux ménages d’anticiper leur avenir financier et de bénéficier d’avantages fiscaux spécifiques à chaque type de PER.
Assurance vie et épargne logement : des parcours différents
L’assurance vie continue de grimper avec 41,7 % des ménages ayant souscrit en 2024, confirmant son statut de choix privilégié pour les Français – soit une hausse de 15,8 points depuis 2004. Ce produit reste populaire grâce à sa flexibilité et aux avantages pour la succession.
À l’inverse, l’épargne logement montre un net recul. En 2024, seulement 27 % des ménages en avaient un, enregistrant une baisse de 13,9 points depuis 2004. Ce déclin peut s’expliquer par des taux d’intérêt moins attractifs ou par des conditions de prêt immobilier moins avantageuses.
Autres formes d’épargne et patrimoine : un panorama complet
D’autres produits financiers viennent compléter le tableau. L’épargne salariale est présente chez 15,6 % des foyers, et 17,4 % des ménages détiennent des valeurs mobilières. Du côté de l’immobilier, 61,2 % des foyers possèdent au moins un bien, dont 57,2 % détiennent leur résidence principale.
Par ailleurs, 58,2 % combinent patrimoine immobilier et financier, tandis que le patrimoine professionnel concerne 15,3 % des ménages. On note aussi que 12,6 % cumulent patrimoine professionnel avec immobilier ou financier, et 6,3 % se limitent à un patrimoine « résiduel ».
Prêts en cours : un équilibre entre immobilier et consommation
Près de la moitié des ménages français (46,5 %) ont actuellement un prêt en cours. La plupart de ces emprunts concernent l’immobilier ou la consommation courante, reflétant l’accessibilité du crédit et la confiance des Français dans une économie qui se remet doucement de la crise sanitaire.
Ce panorama financier, marqué par une épargne accrue après la crise sanitaire mondiale récente, montre combien il est important pour chaque foyer d’examiner ses choix financiers pour optimiser ses ressources tout en assurant son avenir économique.



