Le 17 février 2026, le Syndicat des énergies renouvelables a dévoilé une étude chiffrant précisément l’apport des énergies renouvelables aux finances locales en 2024. Dans un contexte de tension budgétaire, et alors que certains responsables politiques contestent leur pertinence, la filière entend démontrer que les énergies renouvelables représentent aussi un moteur économique tangible pour les territoires.
Les énergies renouvelables, pilier croissant des recettes fiscales locales
En 2024, les énergies renouvelables ont rapporté plus de 2,1 milliards d’euros aux collectivités territoriales, selon l’étude. Ce montant agrège différentes recettes fiscales issues des installations d’énergies renouvelables implantées sur le territoire national. Ainsi, le total dépasse 2,1 milliards d’euros, un seuil symbolique qui confirme le poids croissant de ces filières dans l’économie locale. Dans le détail, sur ces plus de 2,1 milliards d’euros, « plus de la moitié », soit 1,2 milliard d’euros, correspondent à des « retombées fiscales directes », précise l’étude relayée par Connaissance des Énergies le 17 février 2026.
Les énergies renouvelables génèrent une part substantielle de recettes fiscales directement liées à leur exploitation. En complément, 443 millions d’euros proviennent de la fiscalité des entreprises liées à ces filières, notamment via l’emploi, le foncier et la contribution économique locale, tandis que 462 millions d’euros relèvent de la fiscalité indirecte, toujours selon la même source.
Une manne majoritairement captée par le bloc communal grâce aux énergies renouvelables
La répartition des recettes fiscales issues des énergies renouvelables montre un ancrage territorial marqué. Selon l’étude publiée le 17 février 2026, 77 % des montants bénéficient au bloc communal. De surcroît, si l’on considère uniquement la fiscalité directe, cette proportion atteint 91 %, ce qui illustre l’importance stratégique des énergies renouvelables pour les communes et intercommunalités. Le Syndicat des énergies renouvelables insiste d’ailleurs sur la stabilité de ces flux financiers.
Il évoque « des recettes fiscales importantes, régulières et structurantes, qui soutiennent le développement de politiques publiques locales, notamment dans les territoires ruraux », selon l’étude citée par Connaissance des Énergies le 17 février 2026. L’organisation rappelle que « La fiscalité est indépendante de la démographie et repose avant tout sur le foncier », toujours selon la même publication. Ainsi, les énergies renouvelables apportent un financement déconnecté des évolutions démographiques, ce qui constitue un avantage déterminant pour de nombreuses communes rurales.
Hydroélectricité, éolien, solaire : la hiérarchie fiscale des énergies renouvelables
Toutes les filières d’énergies renouvelables ne contribuent pas à hauteur identique. En 2024, l’hydroélectricité arrive en tête en matière de fiscalité locale directe, avec 594 millions d’euros, selon l’étude. Cette performance place l’hydroélectricité comme première contributrice parmi les énergies renouvelables, confirmant son rôle historique dans le mix énergétique français. L’éolien terrestre suit avec 212 millions d’euros de recettes fiscales directes en 2024, tandis que le solaire atteint 132,6 millions d’euros, toujours d’après les chiffres publiés le 17 février 2026.
À mesure que les capacités installées augmentent, la dynamique devrait se renforcer. « Plus le parc installé va se développer, plus ces recettes vont augmenter », a déclaré Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables, selon Connaissance des Énergies. Dès lors, les énergies renouvelables ne se limitent plus à un enjeu climatique : elles constituent un vecteur budgétaire appelé à s’amplifier avec l’extension du parc.


