Sapeurs-pompiers volontaires : depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle règle change tout pour leur retraite, et beaucoup ne le savent pas encore

Trois trimestres offerts, zéro décote possible : la Cnav précise enfin qui peut en profiter. Mais la fédération des pompiers dénonce déjà un barème qui pénalise les engagements les plus longs.

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Sapeurs-pompiers volontaires : depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle règle change tout pour leur retraite, et beaucoup ne le savent pas encore
Sapeurs-pompiers volontaires : depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle règle change tout pour leur retraite, et beaucoup ne le savent pas encore © Social Mag

La Caisse nationale d’assurance vieillesse a publié le 30 septembre 2026 une nouvelle circulaire, qui remplace celle du 23 juillet 2026, pour préciser les modalités d’application de la bonification de trimestres accordée aux sapeurs-pompiers volontaires. Ce texte confirme que le dispositif ne s’applique qu’aux retraites prenant effet à compter du 1ᵉʳ juillet 2026, sans effet rétroactif pour les anciens sapeurs-pompiers déjà partis à la retraite, rapporte MoneyVox.

Cette bonification découle de la réforme des retraites de 2023, qui a créé de nouveaux droits en faveur des sapeurs-pompiers volontaires. L’idée est de récompenser un engagement le plus souvent assuré en marge d’une activité professionnelle principale.

Un barème qui monte avec l’ancienneté

Le décret du 20 janvier 2026, intitulé « portant diverses mesures relatives aux sapeurs-pompiers volontaires et aux sapeurs-pompiers professionnels », avait fixé le barème dès le début d’année. Il prévoit :

  1. un trimestre supplémentaire à partir de 10 ans d’engagement,
  2. deux trimestres à partir de 20 ans,
  3. et trois trimestres au-delà de 25 ans.

Ce dernier palier constitue le maximum attribuable.

Concrètement, un assuré ayant cumulé 169 trimestres sur les 172 requis et justifiant de 26 années de sapeur-pompier volontaire peut, grâce à ces trois trimestres, supprimer entièrement sa décote et atteindre le taux plein. À l’inverse, un assuré ayant déjà ses 172 trimestres ne tire aucun bénéfice supplémentaire du dispositif.

Pour obtenir cette majoration, l’assuré doit fournir un état des services établi par le dernier service départemental d’incendie et de secours où il s’est engagé, précisant la durée et la période de son engagement.

Ces trimestres ne sont toutefois ni cotisés ni réputés cotisés. Ils s’ajoutent à la durée d’assurance et entrent dans le calcul du taux de la pension, mais ne permettent pas à un ancien sapeur-pompier de partir plus tôt, avant l’âge légal, dans le cadre du dispositif carrière longue. La mesure n’a par ailleurs aucun effet sur l’âge légal de départ, fixé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1969.

La fédération des sapeurs-pompiers pointe un effet pervers

Dans un communiqué diffusé mi-janvier 2026, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) s’est félicitée de l’avancée tout en relevant une limite dans la construction du barème. La durée moyenne d’engagement d’un sapeur-pompier volontaire est de 12 ans et 5 mois, un chiffre qui éclaire la critique de la fédération.

« Alors que la durée moyenne d’engagement d’un sapeur-pompier volontaire est de 12 ans et 5 mois, la FNSPF regrette le caractère inéquitable du pyramidage de cette mesure, qui prive les services d’incendie et de secours d’un levier de fidélisation vers le seuil de 15 ans et altère la reconnaissance des engagements longs de 30 ans et plus », indique la fédération.

Les sapeurs-pompiers professionnels peuvent eux aussi prétendre à cette majoration, en plus de la bonification du cinquième attachée à leur régime particulier, à condition de justifier de la qualité et de la durée de service exigées en tant que volontaire. La majoration est par ailleurs distincte et cumulable avec les autres dispositifs existants, comme l’allocation de vétérance, l’allocation de fidélité ou la nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance.

Bénéficiaires actifs ou anciens, fonctionnaires, salariés du privé, indépendants ou militaires : tous les statuts professionnels sont concernés, quel que soit le régime de retraite, tant que la pension n’a pas encore été liquidée.

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