La retraite progressive va bientôt se présenter comme une option de choix pour de nombreux travailleurs en France. Ce dispositif permet de percevoir une partie de sa pension tout en continuant à travailler. À partir du 1er septembre 2025, la France s’apprête à élargir les droits à la retraite progressive dès 60 ans. Cette mesure facilite la transition vers la retraite complète et répond aux attentes de souplesse des salariés et des indépendants.
Pour qui est-ce accessible ?
La retraite progressive concerne différents profils professionnels : salariés, indépendants et agents publics. Toutefois, certaines catégories ne peuvent pas en profiter, notamment les VRP sous conditions, ceux qui n’ont pas de contrat salarié, certains dirigeants ou mandataires sociaux, les militaires, les artisans affiliés à des assurances volontaires et certains travailleurs non-salariés.
Cette ouverture vise à intégrer davantage de personnes dans le dispositif, tout en maintenant certaines limites pour des professions dont le travail ou le statut juridique ne s’y prête pas.
Quelles conditions faut-il remplir ?
Pour bénéficier de la retraite progressive, plusieurs critères sont à respecter. D’abord, l’âge doit être d’au moins 60 ans. Ensuite, il faut justifier d’un minimum de 150 trimestres d’assurance dans tous les régimes confondus. Ces trimestres peuvent être obtenus par cotisation directe, par des périodes assimilées (chômage ou maladie), par rachat ou via des périodes travaillées à l’étranger.
La réduction du temps de travail doit se situer entre 40 % et 80 % d’un emploi à temps plein. Autrement dit, un salarié peut diminuer son activité tout en percevant une partie correspondant à sa diminution, lui assurant ainsi un équilibre financier satisfaisant tout en ajustant son rythme de travail.
L’accord de l’employeur est nécessaire
Pour les salariés, l’aval de l’employeur est indispensable. La demande de passage à temps partiel doit être faite par écrit. L’employeur a alors deux mois pour répondre. En l’absence de réponse dans ce délai, la demande est automatiquement acceptée. Un refus doit être motivé par des raisons précises et légitimes.
Cette procédure offre une sécurité aux employés qui optent pour ce dispositif sans avoir à craindre un refus arbitraire.
Comment est calculée la pension ?
Le montant de la pension dépend directement du temps de travail conservé. Cependant, cette option peut avoir des conséquences financières significatives sur les revenus immédiats et le montant final de la pension. Pour les indépendants, le calcul s’appuie sur la baisse effective de leur chiffre d’affaires.
Chaque année, un contrôle permet d’ajuster le montant en fonction de l’évolution du temps travaillé ou des revenus générés par la partie d’activité maintenue.
Des démarches simplifiées
Les formalités pour bénéficier de ce dispositif sont facilitées grâce aux démarches administratives simplifiées sur les plateformes numériques comme lassuranceretraite.fr ou le portail Info Retraite. Pour ceux qui n’ont pas accès au numérique, il est toujours possible de déposer un dossier papier. Celui-ci doit inclure une attestation de l’employeur confirmant le passage au temps partiel, un relevé détaillé des carrières multi-régimes ainsi que des justificatifs précis des revenus perçus.
Pour les agents publics, la procédure diffère légèrement puisqu’elle se gère via l’ENSAP ou un formulaire spécifique Cerfa.
Les avantages d’une transition en douceur
La retraite progressive présente plusieurs atouts : elle permet de continuer à toucher un revenu professionnel tout en percevant une partie de sa pension, tout en continuant d’accumuler des trimestres pour améliorer la retraite complète. De plus, elle donne la possibilité d’aménager la fin de carrière selon les besoins personnels et financiers de chacun.
Finalement, avec ses nouvelles modalités applicables dès 2025, la retraite progressive apparaît comme un choix pertinent pour les travailleurs qui veulent combiner souplesse et sécurité lors de ce passage vers la retraite.







