La fin du paiement par chèque pour régler les impôts en France se profile. Proposée dans l’article 126 de la loi de finances pour 2026, cette mesure annonce un changement important dans les pratiques fiscales françaises. Avec une mise en œuvre attendue pour début 2026 pour les entreprises et l’été 2027 pour les particuliers, la mesure va modifier en profondeur les modalités de paiement dans le pays. L’information, révélée par un article de Le Monde, pose des questions sur l’accessibilité, la dématérialisation et l’avenir des transactions financières.
Ce que prévoit la loi et ce que ça implique
L’adoption de la mesure est incluse dans la loi de finances pour 2026, qui est actuellement examinée par le Conseil constitutionnel et dont la promulgation est attendue avant la fin du mois. Cette loi vise à rationaliser et moderniser le système de paiement des impôts en France, expression d’une volonté gouvernementale de simplification et de mise à jour des informations fiscales.
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) occupe une place centrale dans cette transformation, en coopération avec le Trésor public, mais aussi avec des partenaires privés comme Tessi, dont le partenariat arrive à son terme dans un avenir proche. L’idée est de tourner le dos à des méthodes devenues obsolètes : le chèque représente aujourd’hui moins de 2 % des paiements hors cash, contre plus d’un tiers au début du XXIe siècle, illustrant l’évolution vers des modes de paiement modernes.
Comment va se passer la transition pour entreprises et particuliers
Pour les entreprises, la suppression du chèque comme mode de paiement des impôts est prévue dès début 2026, en même temps que l’adoption officielle du budget. Les particuliers, eux, verront cette option disparaître courant 2027, en lien avec des échéances structurelles comme la fin d’un contrat et la fermeture d’un centre de traitement à Rennes à l’été 2027. Des discussions internes à la DGFiP, citées par Le Monde, évoquent même une fin d’encaissement des chèques à l’horizon 2028.
Les nouveaux moyens de paiement et les défis techniques
La migration vers le numérique inclut des solutions comme PayFip.gouv.fr, qui permet aux contribuables d’effectuer des virements plus simplement. Wero est aussi mentionné comme un futur moyen pour faciliter les paiements. Selon Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques, une réflexion sur l’avenir du chèque est déjà lancée, même si aucune date précise de suppression n’est fermement arrêtée, ce qui souligne la nécessité de la vérification des informations personnelles.
Cette transition suscite toutefois des résistances. Des voix comme celle de Sandra Demarcq du syndicat Solidaires Finances publiques s’inquiètent que la transformation numérique mette à l’écart des personnes moins à l’aise avec les outils numériques, notamment des personnes âgées ou en situation de précarité qui pourraient être laissées de côté.


