Sylvie, 67 ans et caissière : elle dévoile le montant de sa pension de retraite et c’est le choc

Trente ans derrière la même caisse, et au bout du compte : 1 250 euros par mois. Sylvie raconte sa carrière, son calcul de pension et un écart qui interroge bien au-delà de son cas.

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Sylvie, 67 ans et caissière : elle dévoile le montant de sa pension de retraite et c'est le choc
Sylvie, 67 ans et caissière : elle dévoile le montant de sa pension de retraite et c’est le choc © Social Mag

Depuis son départ à la retraite en avril 2021, Sylvie touche 1 250 euros par mois, complémentaire comprise et après prélèvements sociaux. Cette ancienne hôtesse de caisse d’un hypermarché E.Leclerc en Bretagne, âgée de 67 ans, a livré ce chiffre dans un témoignage rapporté par Le Figaro Emploi, après trente ans passés derrière la même caisse.

Sylvie n’a pourtant pas démarré chez Leclerc. Sa carrière a commencé dans une petite épicerie de quartier à Paris, où elle était employée polyvalente, entre mise en rayon, caisse et entretien. À 26 ans, elle quitte la capitale pour suivre son conjoint en Bretagne et postule dans un hypermarché Leclerc, où elle est embauchée comme hôtesse de caisse. Elle y restera plus de trente ans.

« C’est un métier dont je ne me suis jamais lassée. J’aimais échanger avec les clients, notamment les plus fidèles du magasin », confie-t-elle. Son ancienneté en fait rapidement une référence dans le magasin : « C’était souvent à moi qu’on pensait lorsqu’il fallait montrer les ficelles du métier à des jeunes », raconte-t-elle.

Elle prête aussi main-forte aux rayons pendant les fêtes et les soldes, avant de passer, durant ses cinq dernières années de carrière, à la caisse centrale, où elle gère les retours d’articles défectueux, les acomptes et les commandes clients.

En fin de carrière, son salaire tourne autour de 2 200 euros bruts par mois, soit environ 1 700 euros nets. Un montant qu’elle jugeait bon, sans qualification. Son départ, en avril 2021, s’accompagne d’un pot surprise organisé par son manager, réunissant plus d’une centaine de personnes, y compris des collègues qu’elle n’avait côtoyés qu’une ou deux fois.

Une pension calculée sur les 25 meilleures années, sous la moyenne nationale

Sylvie part à taux plein, sans décote. Sa pension est calculée sur ses 25 meilleures années de salaire brut, un mode de calcul que le site officiel Service-public.fr décrit comme la règle générale pour les salariés du privé, avec un taux pouvant atteindre 50 % à taux plein, complété ensuite par la retraite complémentaire.

Résultat : 1 250 euros par mois, soit un peu moins des trois quarts de son dernier salaire net. Elle estime que cette somme lui suffit, puisqu’elle a fini de payer les mensualités de sa maison et que ses deux enfants sont désormais adultes.

Ce montant reste toutefois inférieur à la moyenne nationale. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), la pension mensuelle moyenne des retraités résidant en France atteignait, fin 2023, 1 666 euros bruts, soit 1 541 euros nets. Les 1 250 euros perçus par Sylvie se situent en dessous de cette moyenne.

La DREES relève par ailleurs un écart persistant entre les sexes : la pension des femmes reste en moyenne 38 % plus faible que celle des hommes, du fait de carrières plus courtes et de salaires inférieurs. Les métiers de caisse, souvent exercés à temps partiel et peu revalorisés, accentuent ce décalage.

Le cas de Sylvie n’est qu’un exemple, mais il met un chiffre précis sur la retraite de celles qui ont passé leur vie professionnelle derrière une caisse de supermarché.

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