Le 2 septembre 2026, Uber a annoncé la suppression de 3 300 postes, soit 10 % de sa main-d’Å“uvre, s’inscrivant ainsi dans la tendance des grandes entreprises technologiques à réduire leurs effectifs. À travers l’industrie, plus de 123 000 employés ont perdu leur emploi en 2026, selon Layoffs.fyi. Cette restructuration se distingue par l’abandon du modèle hybride mis en place après la pandémie.
Licenciements massifs chez Uber
Dans un communiqué adressé aux employés, le PDG Dara Khosrowshahi a confirmé la suppression de 3 300 emplois, ramenant l’effectif total à environ 30 000 personnes, comme en 2021. Pourtant, Uber affiche de solides résultats financiers avec un chiffre d’affaires de 52 milliards de dollars en 2025, en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente.
Impact sur les employés et structures managériales
Les licenciements touchent l’ensemble des services, notamment les équipes administratives, les fonctions support et les opérations, sans distinction géographique. Al Jazeera rapporte qu’il s’agit de la plus importante vague de licenciements depuis la pandémie de Covid-19. Les employés recevront des indemnités et une aide à la réinsertion, bien que les modalités précises ne soient pas encore détaillées.
La réduction de 20 % des postes managériaux vise à alléger les structures inefficaces. Le nombre de micro-équipes a diminué de près de 50 %. Khosrowshahi explique que cette simplification permettra une prise de décision plus rapide et une meilleure responsabilisation.
Relocalisations obligatoires à New York et San Francisco
Les employés conservant leur poste doivent se relocaliser à New York ou San Francisco, principaux hubs mondiaux d’Uber. Ceux refusant de déménager perdront leur emploi, marquant un retour aux pratiques d’avant-pandémie où le recrutement était géographiquement étendu. Les familles éloignées de ces métropoles doivent choisir entre déménager ou perdre leur emploi, une situation qui soulève des inquiétudes, selon KTVU.
Uber restreint le télétravail à seulement 1 % de ses employés, exigeant que les autres soient présents au bureau au moins trois jours par semaine. Cette politique contraste avec les pratiques actuelles du secteur technologique, où le modèle hybride est largement adopté. Les employés perdent ainsi un atout majeur pour l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Contexte de réductions massives dans la tech
Les licenciements chez Uber s’inscrivent dans un vaste mouvement de rationalisation dans le secteur technologique, avec plus de 123 000 suppressions d’emplois en 2026. En amont, Uber avait déjà réduit de 10 % les effectifs de son service client en juillet 2026 et ralenti les embauches en mai. La direction justifie ces mesures par l’adoption de l’intelligence artificielle, bien que le chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2026 ait augmenté de 12 %, atteignant 14,2 milliards de dollars. Skift souligne cette contradiction entre performance financière et réduction d’effectifs.
L’intelligence artificielle est régulièrement invoquée pour justifier les suppressions d’emplois chez Uber, l’automatisation rendant certains postes obsolètes. Cependant, les économies réalisées financent les investissements dans les robotaxis, domaine où Uber prévoit de dépenser 10 milliards de dollars. Les salariés licenciés subissent les effets de cette compétition technologique, tandis que les voitures autonomes continuent de progresser.