Assurer un récif de corail : économie et écologie font cause commune

  • Publié le: vendredi 18 août 2017

Au Mexique, l’assureur Swiss Re va proposer un nouveau service d’assurance aux entreprises du secteur touristique de Cancùn : assurer les récifs coralliens. Une initiative originale qui permettrait de sauvegarder plus efficacement les récifs en cas d’intempéries par exemple.

Assurer la nature… contre les dégradations de la nature : c’est l’idée un peu folle que l’assureur Swiss Re a décidé de proposer à ses clients mexicains. Les récifs coralliens au large de Cancùn sont parmi les plus beaux du monde et ils attirent chaque année des millions de touristes, au point que leur préservation est devenue un enjeu aussi bien écologique qu’économique. Grâce à l’ONG américaine The Nature Conservancy, partenaire du projet, l’assureur suisse et le gouvernement mexicain ont réussi à se mettre d’accord pour un partenariat pour l’instant unique au monde. Dans le détail, la police d’assurance sera payée de façon commune par les autorités mexicaines mais aussi différentes entreprises touristiques du secteur privé. Les primes versées pourront atteindre entre 1 et 7,5 millions de dollars et elles serviront à protéger le récif corallien sur une longueur de 60 km. En cas de dégradation grave, l’assurance prendra à sa charge les frais pour sauvegarder le récif soit avec des réparations sur place soit par un retrait temporaire des coraux pour des soins apportés loin de leur habitat naturel.

Si l’expérience réussit au Mexique, l’ONG The Nature Conservancy espère pouvoir convaincre d’autres pays d’adopter ce système d’assurance pour préserver d’autres zones en danger dans le monde.

 

One thought on “Assurer un récif de corail : économie et écologie font cause commune

  1. Encore un truc complètement dingue! Alors que le vrai problème concernant les récifs de corail provient du réchauffement climatique, de la pollution des eaux, des touristes et pêcheurs (en surnombre) qui dérangent leur écosystème, on propose des systèmes pour que les entreprises de tourisme ne perdent pas d’argent si la nature entraîne des dégradations naturelles… Tout cela n’a rien à voir avec de l’écologie mais est bien une pure arnaque environnementale visant à avoir toujours plus.
    A quand des internalisations de coûts, pour l’entreprise du tourisme, dus aux perturbations dramatiques des écosystèmes par les touristes par exemple? A quand des systèmes d’assurance pour la nature (et pas pour les entreprises) ?
    Là, on parlera d’écologie.

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