Une dynamique épidémique désormais généralisée
D’après le dernier point épidémiologique publié par Santé publique France le 10 décembre 2025, toutes les régions de France hexagonale sont désormais en phase épidémique de grippe, à l’exception de la Corse, qui vient d’entrer en phase pré-épidémique. L’organisme souligne une hausse marquée des consultations pour syndrome grippal, observée dans toutes les tranches d’âge, en particulier chez les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées de 65 ans ou plus. Le taux de positivité des prélèvements nasopharyngés pour le virus de la grippe atteint désormais 32 %, traduisant une circulation virale intense sur la quasi-totalité du territoire.
En parallèle, la bronchiolite poursuit son extension. La pathologie affecte en priorité les nourrissons et jeunes enfants, mais son impact indirect touche également le système de soins global. Le 10 décembre 2025, Le Dauphiné rapportait que 12 des 13 régions métropolitaines sont en phase épidémique, seule la Corse affichant encore un statut de pré-épidémie. La situation est jugée préoccupante par les autorités sanitaires, qui notent une « forte pression sur les urgences pédiatriques » dans plusieurs établissements.
Pression croissante sur les services de santé
Cette conjonction de deux épidémies simultanées entraîne une tension significative sur les structures hospitalières. La grippe, traditionnellement plus virulente chez les personnes âgées, engendre un flux important d’admissions, tandis que la bronchiolite mobilise fortement les services pédiatriques. Selon l’analyse diffusée par TF1 Info le 26 novembre 2025, les indicateurs de recours aux soins sont en hausse sur l’ensemble du territoire. Le nombre d’hospitalisations pour infections respiratoires aiguës, toutes tranches d’âge confondues, connaît une progression notable depuis le début du mois.
Santé publique France souligne également une augmentation des passages aux urgences pour motifs grippaux, particulièrement en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette accumulation de pathologies saisonnières accentue la charge de travail dans les établissements de soins, à l’approche des fêtes de fin d’année.
Une situation comparable à celle de l’hiver dernier
Bien que l’intensité de la grippe en cette fin d’année 2025 soit encore en phase ascendante, les premières comparaisons avec la saison précédente sont déjà établies. « La dynamique de l’épidémie est pour l’heure « comparable » à celle de l’an dernier à la même période, constate l’agence », rapporte Le Dauphiné dans son édition du 11 décembre 2025. Cette stabilité apparente masque toutefois une variabilité régionale importante, avec certains territoires plus précocement touchés que d’autres. Selon les bulletins épidémiologiques, les indicateurs de surveillance montrent une progression régulière des deux virus.
Les taux d’incidence observés ces dernières semaines suggèrent une intensification probable dans les jours à venir, en particulier si les températures continuent à baisser. En outre, plusieurs professionnels alertent sur une potentielle co-infection chez les personnes fragiles, notamment les personnes âgées et les nourrissons. Le cumul grippe/bronchiolite pourrait représenter un facteur aggravant, selon les données croisées par les services de veille sanitaire. D’après Santé publique France, ce type de situation est « à surveiller de près dans les prochaines semaines ».







