Neuf cents euros la licence, 1 300 euros le master : ce rapport veut quintupler les frais d’inscription à l’université et déclenche un vif débat

Une récente proposition pourrait quintupler les frais d’inscription universitaires, passant à 900 euros pour une licence.

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Neuf cents euros la licence, 1 300 euros le master : ce rapport veut quintupler les frais d'inscription à l'université et déclenche un vif débat
Neuf cents euros la licence, 1 300 euros le master : ce rapport veut quintupler les frais d’inscription à l’université et déclenche un vif débat © Social Mag

L’augmentation des frais d’inscription à l’université fait débat en France. Un rapport remis au gouvernement plaide pour une forte hausse des droits afin d’assurer la santé financière des établissements d’enseignement supérieur. Il a été commandé par Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, et David Amiel, chargé des comptes publics, pour dresser un état des lieux.

Ce que dit le rapport : des chiffres qui bousculent

Rédigé par Jérôme Fournel, inspecteur général des finances, et Gilles Roussel, ancien président de l’université Gustave-Eiffel, ce rapport de 117 pages propose de quintupler les droits, rapporte franceinfo. Une année de licence coûte aujourd’hui 178 euros et un master 254 euros ; le texte propose de les porter à 900 euros pour la licence et 1 300 euros pour le master. D’après ses auteurs, la mesure rapporterait 1,5 milliard d’euros supplémentaires pour soutenir les universités en difficulté.

Sans réforme substantielle, préviennent-ils, le modèle financier des universités pourrait devenir intenable d’ici 2030.

Des propositions à manier avec prudence juridique

La principale difficulté tient au cadre légal : les droits fixés par l’État doivent rester « modiques », selon la jurisprudence du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. Le rapport parle donc d’une « hausse modérée », censée préserver l’égal accès aux études sans discrimination.

Philippe Baptiste a précisé que, malgré la remise du rapport, « il n’y aura pas de changement des droits d’inscription l’année prochaine ». Les hausses éventuelles ne toucheraient donc ni la rentrée 2026 ni celle de 2027.

Une situation déjà tendue pour de nombreuses universités

Le document décrit une situation de crise pour beaucoup d’universités, confrontées à des défis financiers. Les hausses proposées doivent d’abord combler ces déficits et redresser durablement les comptes par des mesures budgétaires.

Les assises du financement des universités, lancées en janvier par le gouvernement, doivent établir un « diagnostic partagé » et rassembler les différents acteurs autour de solutions tenables sur le long terme.

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