Le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) est un repère majeur pour les contribuables français, et sa récente hausse pour 2026 mérite qu’on s’y attarde. Ce changement affecte directement la capacité des épargnants à déduire leurs versements sur le Plan épargne retraite (PER) de leur revenu imposable, ce qui permet d’optimiser sa fiscalité personnelle.
Augmentation du PASS et ce que ça change
Le PASS passera à 37 680 euros en 2026, contre 37 094 euros en 2025, confirme Moneyvox. Cette augmentation, publiée le 21 octobre dernier, s’inscrit dans la réévaluation annuelle qui sert à fixer le plafond maximum des versements déductibles. Par ailleurs, ce même PASS a vu une hausse « cette année » à 48 060 euros, contre 46 368 euros auparavant. Avec ces nouvelles valeurs, le plancher de déduction évoluera aussi, passant de 4 637 euros à 4 710 euros.
Cette évolution est une bonne nouvelle pour les épargnants : plus le plafond est élevé, plus la marge de manœuvre pour réduire son revenu imposable via les versements sur un PER est grande.
Comprendre le plan épargne retraite (PER)
Le Plan épargne retraite (PER) permet de déduire les versements effectués du revenu imposable. C’est particulièrement intéressant pour les personnes soumises à un taux marginal d’imposition (TMI) élevé. La déduction est limitée à 10 % des revenus annuels, avec la possibilité de reporter les droits non utilisés sur trois ans. Pour l’année 2025, le plafond maximal est fixé à 37 094 euros et il est conseillé d’en profiter « d’ici à la fin 2025 ».
Il convient de vérifier son avis d’impôt, notamment la rubrique « plafond épargne retraite », pour connaître précisément ce que l’on peut déduire cette année. L’avis d’impôt indique notamment le « plafond non utilisé » des trois dernières années, celui de l’année 2024, et le « plafond pour les cotisations versées en 2025 ».
Gérer les dépassements et optimiser la fiscalité
Il faut faire attention à ne pas dépasser les plafonds de déduction : si les versements excèdent le plafond indiqué, le surplus ne sera pas déduit du revenu imposable. Une gestion prudente des versements évite donc les mauvaises surprises fiscales.
Exemple concret : un célibataire ayant un revenu imposable de 50 000 euros verse 3 000 euros sur son PER. Son revenu imposable passe à 47 000 euros, ce qui génère une économie d’impôt de 900 euros au taux de 30 %.







