Même les quartiers les plus modestes de Suisse vivent mieux que dans la plupart des capitales européennes

Découvrez comment la pauvreté se dessine différemment en Suisse et en Espagne.

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Même les quartiers les plus modestes de Suisse vivent mieux que dans la plupart des capitales européennes
Même les quartiers les plus modestes de Suisse vivent mieux que dans la plupart des capitales européennes © Social Mag

Dans un monde globalisé, la pauvreté et les quartiers défavorisés prennent des formes très différentes selon les pays. La comparaison entre la Suisse et l’Espagne illustre bien ces différences. L’image des « barrios más pobres » en Espagne renvoie souvent à des zones frappées par la dégradation, tandis que la réalité suisse, bien que contrastée, n’évoque pas les mêmes niveaux de privation.

À quoi ressemblent vraiment les quartiers

En Espagne, la vision des quartiers pauvres dans des villes comme Barcelone renvoie souvent à des zones industrielles ternes, des rues jonchées de déchets. Le niveau de délinquance peut dissuader de se promener la nuit.

Cette image tranche fortement avec la Suisse, où les quartiers modestes sont décrits comme « radicalement distincts ». À Bâle, par exemple, certains quartiers populaires sont ironiquement qualifiés de « bidonvilles » sur les réseaux sociaux, même s’ils bénéficient d’un niveau de vie élevé comparé aux standards traditionnels de pauvreté.

En Suisse, même les zones les moins esthétiques et les plus denses offrent des conditions de vie correctes. Tous les quartiers, riches ou plus modestes, ont un accès équitable à un réseau de transports publics efficace, des services de sécurité fiables, et des services publics performants, confirme Jeux Video. Ce modèle témoigne d’une politique tournée vers le bien-être de la population.

L’IDH et les salaires

L’Indice de développement humain (IDH) sert souvent à comparer la qualité de vie entre pays. En Suisse, cet indice est extrêmement élevé : 0,97 sur 1, plaçant le pays juste derrière l’Islande. Il faut toutefois garder à l’esprit que l’IDH peut parfois masquer des inégalités internes.

Côté salaires, la Suisse n’a pas de salaire minimum national; elle s’appuie sur des conventions collectives. Ces conventions donnent une référence salariale autour de 4 000 €, avec des salaires pour travailleurs non qualifiés à 2 090 € et des salaires pour travailleurs qualifiés à 5 035 €, soit après conversion environ 2 400 € en bas de la fourchette et 5 800 € en haut. Comparé à d’autres pays européens, ces niveaux restent élevés.

Le petit luxe du quotidien : l’indice iPhone

L’indice iPhone, une enquête auprès de plus de 2 000 personnes de différentes régions suisses, montre que 49 % de la population possède un iPhone. Ce taux élevé traduit un pouvoir d’achat important et un accès à certains biens considérés comme des signes de confort. Cet indicateur social illustre une réalité économique particulière, où même des ménages modestes peuvent bénéficier d’un niveau de consommation élevé.

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