Le gouvernement français se penche en ce moment sur des moyens de réaliser des économies solides, visant 40 milliards d’euros pour le budget de 2026. Parmi les options envisagées, on retrouve la suppression de l’abattement fiscal de 10 % appliqué aux pensions des retraités. Cette idée provoque déjà des remous dans les milieux politiques et pourrait bien peser sur le porte-monnaie des retraités, tout en soulevant des interrogations sur ses retombées économiques et sociales.
La situation budgétaire et l’idée du gouvernement
Avec le budget de 2025 qui a été adopté dans la mouise, le ministère des Finances à Bercy discute vivement pour préparer celui de 2026. L’une des pistes sur la table serait de supprimer l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient actuellement les retraités. Mise en place en 1978, cette mesure permettait de compenser la baisse de revenus à la retraite en allégeant la charge fiscale. La Cour des comptes estime que lever cet avantage pourrait rapporter environ 5 milliards d’euros par an.
Cette proposition ne fait pas l’unanimité. Presque tous les partis, qu’ils soient de gauche ou de droite, y voient une mauvaise idée. Pourtant, le 19 avril, Amélie de Montchalin a laissé entendre dans une interview au Parisien que cette option restait sérieusement envisagée : « Et si on s’attaquait à l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités ? ».
Comment fonctionne l’abattement fiscal
Actuellement, l’abattement fiscal s’applique automatiquement aux revenus des retraités, avec un plafond de 4.399 euros par foyer. Il est surtout destiné à alléger la facture fiscale des foyers modestes ou moyens qui peinent à déclarer correctement leurs pensions. De leur côté, les actifs bénéficient d’une déduction similaire, mais ils peuvent choisir de déclarer leurs frais réels, ce qui peut grimper jusqu’à 14.171 euros.
Si on supprime cet abattement, près de 500.000 retraités qui ne payaient pas d’impôt le deviendraient, et ceux déjà imposables verraient leur facture augmenter. Par exemple, un retraité percevant une pension mensuelle de 1.542 euros, aujourd’hui exonéré grâce à ce dispositif, devrait s’attendre à régler environ 272 euros d’impôt sans l’abattement.
Ce que cela change pour la vie quotidienne
Au-delà de la modification de la taxe personnelle, ce changement pourrait aussi avoir des conséquences sur l’accès à certaines aides. En effet, la hausse du revenu fiscal de référence (RFR) pourrait faire perdre à certains retraités des prestations, comme les aides au logement ou certaines exonérations d’impôts locaux.
Il y a aussi le risque que certains retraités se retrouvent dans des tranches de la hausse de la CSG plus élevées, passant du taux réduit de 3,80 % à des taux respectifs de 6,60 % ou 8,30 %.
Les réactions et ce qui se profile
Les avis sont partagés face à cette proposition qui fâche. L’Unsa-Retraités rappelle que « tous ne sont pas des riches », soulignant que bon nombre des 8,4 millions de retraités déjà imposables ne touchent pas un revenu élevé. Par exemple, un couple gagnant environ 40.000 euros par an verrait son impôt passer de 609 euros à 1.248 euros, tandis qu’un foyer avec 65.000 euros connaîtrait une hausse de 1.320 euros.
Même si on indique souvent que cette mesure viserait surtout les 15 % des retraités les plus aisés en valeur absolue, son effet serait proportionnellement plus lourd pour ceux se trouvant entre le dixième et le vingtième décile par rapport aux 5 % les plus fortunés.
Cette initiative inscrit la démarche du gouvernement pour redresser ses comptes, tout en posant la question de l’équité fiscale et sociale envers une population souvent en position délicate financièrement. Les discussions continuent à Bercy pour définir le futur budget du pays, et il est important que chacun reste bien informé sur les changements qui pourraient modifier son quotidien, notamment sur comment optimiser vos impôts.


Encore une mesure de nos énarques qui eux se gavent d’avantages
On a travaillé avec des horaires de 55 h/semaine et passé à 45 puis 40
alors qu’aujourd’hui certains ne font même pas les 35 h
Ras le bol de ce pays qui part à la ruine.