En 2022, les retraités français touchaient en moyenne 1 662 € nets par mois. Ce chiffre, intéressant à première vue, masque pourtant pas mal d’inégalités. En effet, le montant brut moyen des pensions s’élève à 1 786 € par mois, avec un total de 353 milliards d’euros versés à 17,9 millions de bénéficiaires. Parmi eux, 17 millions perçoivent des pensions de droit direct et 4,4 millions touchent des pensions de réversion (on parle ici de montants versés aux conjoints survivants). Ces chiffres montrent l’envergure du système de retraite français, mais révèlent aussi de fortes disparités d’un département à l’autre et entre les sexes.
Des écarts régionaux vraiment notables
Les différences de pensions se font particulièrement sentir dans certains départements. Par exemple, à La Réunion, le montant brut moyen de la retraite est de seulement 1 189 € par mois. Ce chiffre s’explique en partie par une économie locale où les revenus sont souvent plus faibles et où le taux de chômage est élevé, ce qui impacte directement les carrières. Beaucoup de retraités y touchent moins de 1 000 €, soit environ 350 € de moins qu’en métropole.
En Guadeloupe, le montant brut mensuel moyen atteint 1 271 €, ce qui est un peu mieux qu’à La Réunion, mais reste loin des niveaux observés, par exemple, à Paris. Cela reflète les difficultés économiques locales et un coût de la vie qui, parfois, n’est pas entièrement couvert par la protection sociale.
Dans le Cantal, département rural à économie essentiellement agricole, la retraite brute moyenne est de 1 297 € par mois. Ici, des revenus agricoles modestes influent directement sur les cotisations retraite. La situation est un peu similaire en Guyane, avec un montant brut moyen de 1 318 € par mois, dans une région aux inégalités économiques marquées.
Comment l’économie et la vie sociale influent sur les retraites
Des départements comme la Creuse (1 319 € par mois) et le Tarn-et-Garonne (1 325 € par mois) montrent bien ces particularités des zones rurales, où l’agriculture et l’industrie légère prédominent. Le Lot-et-Garonne, avec une pension moyenne brute de 1 339 €, illustre également la difficulté des zones non urbaines à suivre le rythme des grandes villes.
Les départements d’outre-mer (DOM-TOM) se retrouvent régulièrement parmi ceux offrant les pensions les plus basses. Plus on s’éloigne de grandes métropoles comme Paris, où les revenus sont généralement plus élevés et donc les pensions aussi, plus les écarts se marquent. On peut attribuer ces différences à des salaires historiquement faibles et à un accès limité aux emplois spécialisés.
Hommes et femmes : deux réalités différentes
Les disparités ne se limitent pas aux lieux de résidence, elles sont aussi très présentes entre les genres. Près de 49 % des femmes perçoivent une pension inférieure à 1 000 € brut, tandis que seulement 15 % des hommes se trouvent dans cette situation. Globalement, environ un retraité sur trois (soit 34 %) touche moins de 1 000 € brut par mois, ce qui montre bien le fossé existant.
Face à ces chiffres assez alarmants, plusieurs pistes d’amélioration sont envisageables. Il serait par exemple pertinent de revaloriser les pensions minimales pour certaines catégories de travailleurs, comme les agriculteurs ou les indépendants (on pourrait aussi encourager la souscription à des régimes complémentaires de retraite et faciliter l’accès aux aides sociales pour ceux qui en ont besoin). Néanmoins, sans une refonte globale du système de marché du travail et des mécanismes de cotisation, ces actions ne pourront pas régler entièrement le problème.
À noter que seulement 1 % des retraités bénéficient d’une pension brute supérieure à 5 150 € par mois, avec une moyenne qui s’élève à 6 470 € pour ce petit groupe – un écart qui nous pousse à nous interroger sur l’équité de notre système de retraite. Face à ces inégalités grandissantes, il est urgent de trouver des solutions pour garantir à chacun une retraite décente.



Les disparités des montants de retraite c’est le fait que c’est un calcul effectué sur les 25 meilleures années à savoir que chaque personne a un parcours différent des salaires différents, plus les salaires seront élevés et plus le montant de la retraite sera élevée , un cadre aura une retraite plus élevée qu un simple employé, ce n est pas difficile à comprendre.
Exactement, on est en train de tout confondre. Au contraire les règles du jeu sont connues de tous et sont très équitables. L’inégalité n’est pas là.