Chaque année, le calendrier vaccinal se présente comme un document indispensable pour la santé publique en France. Confectionné par le ministère de la Santé après avis de la Haute Autorité de santé (HAS), il fixe les vaccinations obligatoires et recommandées pour tous les résidents. Pour 2025, on note plusieurs modifications notables qui visent à mieux protéger les tout-petits, les ados, les adultes et les seniors contre diverses infections.
Nouvelles obligations pour les nourrissons
Face à une augmentation des infections invasives à méningocoques, la vaccination contre les méningocoques ACWY et B devient désormais obligatoire pour tous les nourrissons à partir du 1er janvier 2025, et ce jusqu’à l’âge de deux ans. Par ailleurs, un programme de rattrapage est prévu pour les enfants de 12 à 14 mois qui avaient déjà reçu une première injection contre le méningocoque C : à présent, cette injection est remplacée par celle contre les méningocoques ACWY, tout en conservant l’obligation de se faire vacciner contre le méningocoque B.
Les adolescents ne sont pas oubliés non plus, puisque ceux âgés de 11 à 14 ans, ainsi que les jeunes adultes de 15 à 24 ans, se voient recommander une vaccination contre les méningocoques ACWY.
Vaccination élargie contre les pneumocoques
Les infections à pneumocoques représentent un risque sérieux pour la santé des seniors, notamment à cause des pneumonies sévères qu’elles peuvent entraîner. C’est pourquoi, depuis 2018, la vaccination contre le pneumocoque est obligatoire pour tous les nourrissons. Afin de renforcer la protection chez les personnes âgées, il est désormais obligatoire que tous ceux qui ont 65 ans ou plus se fassent injecter le vaccin Prevenar 20® (cette mesure est pensée pour diminuer les infections graves liées aux pneumocoques chez les seniors).
Protection renforcée contre le VRS et la coqueluche
Le virus respiratoire syncytial (VRS) est très contagieux et peut provoquer des bronchiolites sévères chez les jeunes enfants. Ainsi, le calendrier recommande l’administration du vaccin Abrysvo chez les femmes enceintes, entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée. D’autre part, les seniors de 75 ans et plus, ainsi que les personnes dès 65 ans souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques chroniques, sont invités à se faire vacciner.
En parallèle, la hausse des cas de coqueluche observée depuis 2024 conduit à recommander fortement la vaccination des adultes qui vivent autour d’un nouveau-né, surtout si leur dernière injection remonte à cinq ans ou plus. Les professionnels travaillant dans le secteur des urgences sanitaires ou participant à de grands rassemblements doivent également se mettre à jour.
Mesures particulières pour l’outre-mer et rattrapages
Dans les régions d’outre-mer où la dengue fait des ravages – comme aux Antilles, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion – le vaccin Qdenga est recommandé. Ce vaccin est destiné aux enfants et adolescents âgés de 6 à 16 ans, ainsi qu’aux personnes de 17 à 60 ans qui présentent des comorbidités (c’est-à -dire des pathologies associées).
Un effort particulier est également fait pour rattraper la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole chez toutes les personnes nées après 1980 qui n’auraient jamais été vaccinées ou qui n’en auraient reçu qu’une seule dose.
Enfin, face aux cas persistants de Mpox (variole du singe) en France, qui totalisaient 215 cas signalés en 2024, deux stratégies vaccinales sont mises en place : l’une visant les personnes en contact direct avec un malade, et l’autre destinée aux individus considérés comme à haut risque d’exposition.
Ces ajustements du calendrier vaccinal soulignent l’engagement de la France pour la prévention et la santé de tous, notamment face à une couverture vaccinale insuffisante. Ils rappellent l’importance de suivre les pratiques vaccinales actuelles pour préserver la santé individuelle et collective.

