Pourquoi les dermatologues insistent pour que vous vous douchiez dans les 30 minutes après une baignade : votre peau absorbe ce que vous ignorez

Un simple oubli sous la douche, et votre peau paie la facture : cheveux cassants, démangeaisons, risque de surinfection. Un geste de trente secondes change tout. Le connaissiez-vous vraiment ?

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Pourquoi les dermatologues insistent pour que vous vous douchiez dans les 30 minutes après une baignade : votre peau absorbe ce que vous ignorez
Pourquoi les dermatologues insistent pour que vous vous douchiez dans les 30 minutes après une baignade : votre peau absorbe ce que vous ignorez © Social Mag

Se doucher après une séance de piscine n’est pas un simple réflexe de propreté. C’est une nécessité pour la peau et les cheveux, exposés aux substances chimiques qui traitent l’eau des bassins.

Le chlore et l’hypochlorite de calcium sont ajoutés dans les piscines pour empêcher le développement des bactéries, des algues et des champignons. Ces produits sont privilégiés pour leurs propriétés désinfectantes, leur faible coût et leur facilité d’utilisation. Mais au contact de la sueur, de l’urine, des cheveux, des peaux mortes, de la salive ou des cosmétiques laissés par les baigneurs, l’eau chlorée forme des chloramines, des composés issus de la réaction entre le chlore et l’ammoniac.

Ce sont elles qui donnent aux piscines cette odeur javellisée caractéristique, qui imprègne peau, cheveux et tissus. Une eau chaude ou agitée (bain à remous, cascades) accentue leur production, et elles peuvent irriter les yeux, les voies respiratoires et la peau.

Sur la peau, l’eau chlorée modifie la composition de la couche cornée et l’assèche. Chez les nageurs occasionnels, cela se traduit par de la sécheresse cutanée, des démangeaisons, des rougeurs, parfois des dermatites allergiques de contact ou de l’urticaire. Les baigneurs assidus et les sportifs aquatiques développent un éventail plus large de problèmes de peau.

La xérose, cette peau anormalement sèche qui tiraille et rougit, touche en priorité les personnes à peau sensible ou atopique, déjà fragilisées par l’eczéma. Chez les maîtres-nageurs et les entraîneurs, qui passent leurs journées en milieu humide, on observe davantage de verrues et de mycoses.

Se rincer au sortir de l’eau permet d’éliminer ces résidus de chlore avant qu’ils ne s’incrustent. Des produits hydratants et relipidants aident ensuite à rééquilibrer la barrière cutanée et à restaurer la cuticule du cheveu. Ce geste de sortie de bassin fait écho à un autre, déjà connu : se laver avant d’entrer dans l’eau, pour ne pas y transporter crème, sueur ou résidus de la journée.

Ne pas se rincer expose aussi à un risque infectieux, surtout en présence d’une plaie ouverte. « On s’expose à un risque de surinfection », prévient le dermatologue. Une étude publiée en 2021 dans la revue Environmental Research a montré que les personnes se baignant en eau de mer présentaient une augmentation des gènes de résistance aux antibiotiques, ce qui rend les infections éventuelles plus difficiles à traiter.

Le rituel change selon la piscine, la mer ou le lac

À la piscine, une douche immédiate après la baignade est généralement possible sur place. À la mer, c’est plus compliqué : les douches de plage, autrefois répandues, ferment de plus en plus souvent, en raison des arrêtés préfectoraux de restriction d’eau liés à la sécheresse. Rien n’oblige pour autant à se rincer dans la minute, la douche peut attendre la fin de journée.

Dans tous les cas, mieux vaut privilégier un savon ou un gel douche hydratant pour retirer sel, sable, transpiration et crème solaire. Inutile en revanche de frotter énergiquement ou d’utiliser un savon antibactérien

Dernier réflexe conseillé : bien sécher les plis cutanés, l’aine et les orteils, pour éviter les infections et pouvoir enchaîner les baignades sans encombre pendant les vacances.

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