Des solutions pour apaiser son éco-anxiété

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  • Publié le: mardi 24 mai 2022

45 % des jeunes disent souffrir d’éco-anxiété, une pathologie psychologique liée au réchauffement climatique et à l’incertitude de notre avenir.

Certains spécialistes se veulent pourtant rassurants et donnent des solutions pour contrer ce nouveau mal du siècle…

Le 5 mai 2022, les Français ont, selon une étude, épuisé les ressources que la planète peut renouveler en un an.

Une information particulièrement anxiogène pour les personnes qui se sentent concernées par les questions liées au réchauffement climatique et l’effondrement de notre monde qu’il cause petit à petit.

Pierre-Eric Sutter, psychologue et psychothérapeute, définit l’éco-anxiété, comme n’étant pas « une maladie, mais un état psychologique de détresse mentale et émotionnelle face aux menaces du changement climatique et aux problèmes environnementaux globaux ».

Un trouble particulièrement compliqué puisqu’inscrit dans une lenteur : « le stress est une mécanique qui permet de faire face à des dangers ou des enjeux perçus comme tels, mais contrairement à des dangers immédiats (comme un bus qui manque de nous renverser nous poussant à nous écarter), les enjeux climatiques, eux, ne permettent pas de réaction immédiate », explique Pierre-Eric Sutter.

Hélène Jalin, psychologue clinicienne de l’Université de Nantes, explique quant à elle, que ce trouble « peut être plus ou moins fort et peut se mesurer d’après une échelle ». Cinq classes d’éco-anxiété existent « et seule la dernière relève d’une pathologie ».

« Si le trouble persiste plus de six mois, il faut consulter », préconise Pierre-Eric Sutter, « car il peut se transformer en trouble anxieux généralisé ou en dépression réactionnelle ».

Stopper l’éco-anxiété

D’après les spécialistes, des solutions existent pour guérir de cette pathologie sociétale.

Pierre-Eric Sutter conseille avant tout d’en parler : « Le risque de l’éco-anxiété, c’est l’isolement », précise-t-il.

Déconstruire ses angoisses grâce à la parole serait le point centrale d’une thérapie portée à bien. Encore faut-il pour cela, trouver des personnes elles-même réceptives, sans pour autant les faire culpabiliser.

« Mes patients se sentent coupables s’ils n’arrivent pas à sensibiliser leur entourage. Mais ils ne sont pas responsables de cette sensibilisation. », explique Charline Schmerber. « le dialogue ne doit pas non plus virer en exercice de culpabilisation. Envoyer un article à un ami qui voyage pour lui montrer que c’est mal de prendre l’avion, par exemple, n’est pas le meilleur moyen d’arriver à sensibiliser », selon la psychothérapeute.

Passer à l’action est la deuxième étape du processus de guérison.

En fonction de nos personnalités respectives, les différents spécialistes suggèrent aux éco-anxieux de s’engager pour la défense de l’environnement (changer nos habitudes alimentaires ou de consommation, se présenter aux élections municipales pour faire entendre son combat, militer au sein d’une association, etc.)

Et puis se reconnecter à la nature pour finalement « apprivoiser » progressivement ce mal du siècle .

Autant de solutions pour se débarrasser de l’éco-anxiété et contribuer à l’apaisement des changements climatiques pour le bien de la planète et celui de l’humanité.

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