En 2024, la France se prépare à une série de changements fiscaux touchant les nouveaux retraités. Avec 700 000 personnes qui raccrochent le costume cette année-là, il faut bien comprendre ce que cela implique niveau impôts. La déclaration des revenus reste obligatoire même après avoir pris sa retraite, et quelques ajustements spécifiques peuvent faciliter la gestion de l’impôt pour ces personnes.
La prime de départ à la retraite : bien la gérer
Quand un salarié avec au moins 10 ans d’ancienneté prend sa retraite, il peut toucher une prime de départ intéressante. Ce revenu est imposable et, par défaut, il est intégré aux salaires dans la déclaration fiscale. Mais déclarer cette prime dans la case habituelle peut faire grimper significativement l’impôt à payer. Pour éviter ce désagrément, il vaut mieux ne pas la glisser dans la case 1AJ « Salaires » et la renseigner plutôt dans la case 0XX « Revenus spéciaux ou différés imposés selon le régime commercial ».
Les abattements et exonérations : alléger la facture
Les pensions de retraite profitent d’un abattement fiscal de 10 %. Les nouveaux retraités doivent vérifier que cet abattement est bien appliqué lors de la déclaration. Par ailleurs, les revenus issus de placements comme les plans d’épargne retraite (PER) et les assurances-vie peuvent être exonérés ou bénéficier d’une fiscalité plus légère. Les retraits sur un PER sous forme de rente viagère, par exemple, peuvent aussi bénéficier d’un abattement. De plus, si vous avez souscrit une assurance-vie depuis plus de 8 ans, les gains peuvent être partiellement exonérés.
Les crédits d’impôt et les cases à ne pas oublier
Faire appel à une aide à domicile ou réaliser des travaux pour adapter son logement à sa nouvelle vie de retraité ouvre droit à des crédits d’impôt. En plus, certaines cases dans la déclaration de revenus 2024, si elles sont correctement cochées ou remplies, peuvent diminuer le montant final à payer.
Cases T et L : un coup de pouce pour certains parents
La case T est pensée pour les parents isolés qui vivent seuls avec leurs enfants. Elle permet de majorer d’une part entière le quotient familial pour le premier enfant à charge, ce qui peut représenter jusqu’à 4 224 € d’économie d’impôt. Pour ceux qui vivent seuls sans enfants à charge, mais qui ont élevé un enfant pendant au moins cinq ans, la case L octroie une demi-part fiscale supplémentaire et peut réduire l’impôt de jusqu’à 1 059 €.
Options fiscales sur placements : choisir la meilleure alternative
Pour les revenus financiers et les plus-values mobilières, choisir le barème progressif plutôt que la flat tax standard peut revenir avantageux dans certains cas. La flat tax impose un taux fixe de 12,8 %, mais il est possible d’opter pour une autre solution via la case 2OP, ce qui peut s’avérer intéressant si vous êtes faiblement imposé ou même non imposable.
Les nouveautés à venir et les obligations à surveiller
Dès 2025, tous les locataires ou personnes occupant un logement à titre gratuit devront déclarer leurs résidences secondaires avec des informations précises. Cette nouvelle règle vise à mieux encadrer l’usage des résidences secondaires.
Avec toutes ces informations, il est important pour les futurs retraités – et pour ceux déjà en retraite en 2024 – de s’organiser pour la déclaration fiscale. Cela leur permettra de profiter des différents abattements et crédits d’impôt disponibles tout en évitant de payer plus qu’il ne le faudrait. Ces ajustements fiscaux offrent ainsi l’opportunité de alléger la facture sans se prendre la tête.



