Heure d’hiver 2026 : la date du changement est confirmée, et ceux qui espéraient sa suppression vont devoir patienter encore

Une heure de sommeil en plus, mais un créneau de 17h à 19h où les accidents grimpent nettement. L’Espagne veut en finir dès 2026. La France suivra-t-elle enfin le mouvement ?

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Heure d'hiver 2026 : la date du changement est confirmée, et ceux qui espéraient sa suppression vont devoir patienter encore
Heure d’hiver 2026 : la date du changement est confirmée, et ceux qui espéraient sa suppression vont devoir patienter encore © Social Mag

Les horloges reculeront d’une heure dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, en France comme dans le reste de l’Union européenne, confirme L’Internaute. À 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures, ce qui offre une heure de sommeil supplémentaire.

Ce basculement a toujours lieu le dernier dimanche d’octobre, après le passage à l’heure d’été, intervenu le 29 mars 2026. Pour s’y retrouver, une astuce circule depuis des années : en octobre, on recule les aiguilles, re comme reculer ; en avril, on les avance, a comme avancer.

Les appareils connectés à un réseau, smartphones, ordinateurs, téléviseurs ou montres connectées, s’ajustent seuls. Il faut en revanche régler à la main les horloges analogiques, les réveils traditionnels, certains compteurs électriques et les horodateurs de véhicules, sans oublier le four, le micro-ondes et le tableau de bord de la voiture.

Un créneau plus risqué entre 17 et 19 heures

Le recul d’une heure avance mécaniquement le coucher du soleil. Les trajets de fin de journée, entre 17 et 19 heures, se déroulent donc avec moins de lumière naturelle. Selon la Sécurité routière, les accidents impliquant piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinette augmentent nettement sur ce créneau, dès le lendemain du changement d’heure. Les autorités recommandent aux automobilistes de redoubler de vigilance, et aux piétons de porter des vêtements clairs ou des éléments rétro-réfléchissants.

La SNCF adapte aussi la circulation de ses trains de nuit. Les convois en circulation à 2 heures du matin s’arrêtent généralement une heure dans la gare la plus proche, le temps de repartir à l’heure exacte prévue par la fiche horaire d’hiver.

Ce décalage perturbe également la sécrétion de mélatonine et de cortisol, selon le rythme circadien de l’organisme. La bascule d’automne reste toutefois mieux tolérée que celle du printemps : elle peut entraîner, pendant trois à sept jours, des troubles de l’endormissement ou des réveils précoces.

Une suppression promise par l’UE, toujours sans calendrier

Ce changement d’heure d’hiver 2026 n’est pas le dernier : la suppression promise par l’Union européenne n’est toujours pas en vigueur. En 2018, une consultation citoyenne européenne avait recueilli 84 % d’avis favorables à l’abandon du système. Le Parlement européen avait voté, en mars 2019, une résolution visant une dernière alternance en 2021, avec un projet laissant chaque État membre choisir entre heure d’été et heure d’hiver.

Le texte devait être adopté par le Conseil fin 2020 puis transposé par les États membres, selon le site officiel Vie Publique. Il ne l’a jamais été : la crise sanitaire du Covid-19, le Brexit, la guerre en Ukraine et les hésitations des dirigeants européens ont repoussé le dossier. Vie Publique estime que ce texte n’est plus à l’ordre du jour et ne devrait pas être discuté dans un avenir proche.

Le sujet pourrait pourtant resurgir. En octobre 2025, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé vouloir mettre fin au changement d’heure dès 2026, invitant la Commission européenne à rouvrir le dossier, affirmant que changer l’heure deux fois par an n’a plus de sens. L’Espagne veut plaider pour une décision coordonnée à l’échelle de l’Union, une initiative qui pourrait relancer le débat dans d’autres capitales, dont Paris.

Le changement d’heure a été instauré en France en 1976, après le choc pétrolier, pour économiser l’énergie. Son effet s’est nettement réduit : l’ADEME évaluait l’économie à 1 200 gigawattheures en 1996, contre 351 gigawattheures, soit à peine 0,07 % de la consommation nationale, du fait de la généralisation des LED.

Le phénomène n’affecte en revanche pas la production des panneaux solaires, qui suivent l’heure solaire réelle et non l’horloge. Reculer les montres fin octobre ne change rien à l’énergie captée par les modules ; seule la courbe affichée sur les applications de suivi se décale d’une heure.

En hiver, la production photovoltaïque reste plusieurs fois moindre qu’en juin, un écart que l’heure d’hiver rend plus visible encore entre le pic de midi et la pointe de consommation du soir, dès 17 heures, quand éclairage, chauffage et cuisson se cumulent.

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