En 2026, les conditions pour percevoir une pension de réversion versée par le réforme de la pension après le décès d’un salarié ou d’un travailleur indépendant évoluent fortement. Ce dispositif, important pour de nombreux conjoints survivants, repose sur des critères de revenus et de statut personnel. Comprendre ces nouvelles règles est utile pour savoir quels droits peuvent être ouverts après la perte d’un proche.
Qui peut en bénéficier ?
La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) reste l’organisme principal qui verse la pension pour les salariés du secteur privé, avec aussi l’appui de l’Assurance retraite, de la MSA, et de la CNAVPL pour certains travailleurs indépendants. En 2026, la prestation est réservée au conjoint survivant, autrement dit à la veuve ou au veuf célibataire. Les partenaires pacsés et les concubins du défunt n’y ont pas droit.
Pour être éligible, le conjoint survivant doit respecter une condition de ressources : ses revenus annuels doivent rester inférieurs aux plafonds de revenus. Pour 2026, ce Smic s’élève à 25 001,60 € par an sur la base de 2 080 heures de travail, soit un Smic horaire de 12,02 €. Pour les couples vivant ensemble, le plafond de ressources est fixé à 40 002,56 €.
Comment se calcule la pension et ce qui change en 2026
La pension de réversion représente 54 % de la pension de base que touchait ou aurait dû toucher le défunt, explique le magazine Pleine Vie. Cette proportion est appliquée par les régimes comme l’Assurance retraite, la MSA, et la CNAVPL. L’année 2026 voit en outre une revalorisation de 0,9 % des pensions de réversion à compter du 1er janvier.
Après revalorisation, le montant minimum garanti pour une personne seule sera de 334,92 €, soit 4 019,13 € par an. Le plafond mensuel est fixé à 1 081,35 €, ce qui correspond à 12 976,20 € par an. Une majoration forfaitaire pour charge d’enfant sera aussi appliquée, à hauteur de 113,59 € par mois.
Le plafond des ressources pour la majoration et ce que dit la loi
L’article L. 353-5 du Code de la Sécurité Sociale (CSS) prévoit une majoration pour charge d’enfant, calculée à partir des ressources trimestrielles du bénéficiaire, plafonnées à 3 020,07 €, soit 1 006,69 € par mois. Ces éléments montrent pourquoi il faut bien comprendre les règles et les calculs applicables. Les conjoints survivants doivent faire attention aux détails législatifs et aux dates clés, notamment le 1er janvier 2026, date d’entrée en vigueur des nouvelles valeurs et majorations.




