Ces derniers temps, deux navires de croisière font la une pour des raisons préoccupantes. Le MV Hondius, touché par une épidémie d’hantavirus, retient l’attention internationale, tandis que le Caribbean Princess fait face à une épidémie de norovirus qui a provoqué une réponse importante des autorités sanitaires américaines. Ces événements mettent en lumière le risque d’épidémies dans des milieux confinés, comme les bateaux de croisière, et posent des questions sur les mesures mises en place pour les prévenir et les gérer.
Le Caribbean Princess : norovirus à bord
Le Caribbean Princess, appartenant à la compagnie Princess Cruises, navigue dans les Caraïbes orientales avec à son bord 3 116 passagers et 1 131 membres de l’équipage. Le navire a été touché par une épidémie de norovirus, un virus gastro-intestinal hautement contagieux. Plus de 102 passagers et 13 membres de l’équipage ont présenté des symptômes de diarrhée et de vomissements.
Princess Cruises a rapidement isolé les passagers malades et procédé à une désinfection rigoureuse de toutes les zones du navire. Le signalement initial a été effectué auprès du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui joue un rôle clé dans la gestion des épidémies à bord avec la mise en place d’un programme de salubrité des navires. Les actions préventives ont été renforcées pendant toute la croisière, avec un nettoyage approfondi prévu à l’arrivée au Port Canaveral (Floride) le 11 mai.
Le MV Hondius : hantavirus à bord
De son côté, le MV Hondius est au centre des attentions à cause d’une épidémie d’hantavirus, un virus potentiellement plus dangereux. Les détails fournis sur la situation à bord sont plus limités, mais la gravité associée à l’hantavirus a suffi à attirer l’attention internationale.
Des médias comme le New York Post et Paris Match ont relayé l’information, en soulignant les risques pour la santé en mer et la nécessité de protocoles sanitaires stricts.
Mesures prises et précédents
Face à ces cas, Princess Cruises affirme avoir « désinfecté chaque zone du navire et ajouté des mesures de désinfection supplémentaires tout au long du voyage », selon un représentant cité dans le Post. Cette réaction rappelle un précédent en mars, quand le Star Princess, un autre navire de la même compagnie, a connu une importante épidémie de norovirus ayant touché 141 passagers et 52 membres d’équipage.
Ces épisodes ne sont pas isolés : depuis janvier, deux autres navires américains ont été frappés par des épidémies d’« e-choli », ce qui souligne le « potentiel viral d’un bateau de croisière » et la « fréquence des épidémies de norovirus sur les bateaux de croisière ».





