Climat : un étiquetage environnemental des produits

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  • Publié le: mercredi 10 mars 2021

Ce mardi 9 mars 2021, les député-es de l’Assemblée Nationale ont validé en commission la mise en place d’un étiquetage environnemental sur les produits. Un « score carbone » devrait être mis en place sous forme expérimentale, avant d’être rendu obligatoire, à l’horizon 2024.

Une mesure cependant remise en question par les écologistes, parce qu’insuffisante.

 

Le « score carbone », ou « CO2 score », est un projet d’indicateur de l’impact environnemental des produits, au moyen d’un étiquetage. A l’instar de Nutriscore, qui indique la valeur nutritionnelle d’un produit alimentaire, ici, le consommateur sera informé de son impact sur les émissions de gaz à effet de serre, pour chacun de ses achats.

 

« Score Carbone »

 

Pour chaque produit, toutes les émissions seront prises en compte, de la fabrication/extraction des matières premières jusqu’à son recyclage, en passant par sa transformation industrielle ou les transports nécessaires à son acheminement jusque son lieu de distribution. Cet affichage de l’impact carbone devra être notée, « facilement et intuitivement lisible avec un code couleur clair » et « suffisamment visible en représentant plus de 50 % de l’étiquetage ».

Cet article 1 de la Loi Climat et Résilience était une des 146 propositions présentées à la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), retenues par Emmanuel Macron. Le président avait souligné l’importance de « rendre obligatoire l’affichage des émissions de gaz à effet de serre dans les commerces et lieux de consommation ainsi que dans les publicités pour les marques ».

 

« Quand ? »

 

Une fois la loi votée, le « score carbone » ne devrait pas être généralisé avant 2024, le temps de l’expérimenter. Une attente beaucoup trop longue et injustifiée pour les écologistes, comme : « Quand est-ce qu’un affichage environnemental entrera enfin en vigueur en France ? » s’est ainsi exclamée Delphine Batho, députée Génération Ecologie et ancienne ministre de l’environnement, qui regrette aussi que : « L’affichage environnemental a fait l’objet de lois successives depuis maintenant douze ans sans jamais aboutir ».

Aurore Bergé (co-rapporteure LREM de la loi) a défendu ces « expérimentations », une mesure de « souplesse » qui « n’empêche pas d’aller plus vite pour les secteurs qui sont prêts ». Sur le fond, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique est convaincue de la nécessité de cet article, précisant que « le secteur textile est déjà en avance » sur le sujet. Mais d’autres sont plus réticents. Jean-Marie Sermier (LR) s’est par exemple questionné sur les « critères » de ce Score Carbone : « Loin de s’appuyer sur les éléments techniques indiscutables, je me demande si on n’est pas entrain de créer une usine à gaz finalement contre productive ».

Les député-es doivent maintenant définir précisément ce que l’affichage prendra en compte et comment : des éventuelles atteintes à la biodiversité à la consommation de ressources naturelles. Un amendement supplémentaire devrait préciser sa nature pour les produits agricoles et sylvicoles. L’habillement (secteur particulièrement polluant) sera le premier à expérimenter cette mesure, aux cotés de l’hôtellerie, de l’ameublement et des produits électriques.

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