Un bébé macaque abandonné dans un zoo japonais, nommé Punch, trouve du réconfort dans une peluche qu’il garde toujours

Un bébé macaque abandonné par sa mère, une peluche d’orang-outan pour seul réconfort, et 37 000 messages en une semaine. Comment Punch est-il devenu la star inattendue d’un zoo japonais ?

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Un bébé macaque abandonné dans un zoo japonais, nommé Punch, trouve du réconfort dans une peluche qu'il garde toujours
Un bébé macaque abandonné dans un zoo japonais, nommé Punch, trouve du réconfort dans une peluche qu’il garde toujours © Social Mag

Entre le 5 et le 13 février 2026, le hashtag japonais signifiant qu’il fallait tenir bon, Punch, a été utilisé dans 37 000 publications et republications sur X, selon l’outil d’analyse Meltwater. Ce raz-de-marée numérique a propulsé sur le devant de la scène un jeune macaque japonais abandonné par sa mère, devenu le compagnon inséparable d’une peluche d’orang-outan.

Une naissance difficile en pleine canicule

Punch, un mâle, est né le 26 juillet 2025 au zoo municipal d’Ichikawa, dans la préfecture de Chiba, avec un poids de 500 grammes. Sa mère, épuisée par ce premier accouchement survenu en pleine vague de chaleur estivale, n’a montré aucun signe de vouloir s’en occuper.

Dans la troupe de la montagne aux singes, d’autres femelles prennent parfois le relais, mais rien de tel ne s’est produit ce jour-là, a expliqué le zoogardien Kosuke Shikano, 24 ans. Punch étant en bonne santé, les soigneurs l’ont séparé temporairement du groupe pour le nourrir au lait à la main, aux côtés de son collègue Shumpei Miyakoshi, 34 ans, raconte Futura Sciences.

Une peluche en guise de mère de substitution

Pour faciliter sa future réintégration, Punch a été élevé à proximité de l’odeur et des sons des autres singes plutôt qu’en incubateur classique. Les zoogardiens ont d’abord essayé des serviettes roulées avant de lui proposer plusieurs peluches. Il s’est pris d’affection pour un jouet orange à poils longs représentant un orang-outan.

Shikano a relevé que la fourrure de la peluche la rendait facile à agripper, et que son apparence ressemblait aussi à celle d’un singe, ce qui lui procurait probablement un sentiment de sécurité. Selon lui, la peluche était une mère de substitution. La nuit, une fois les soigneurs partis, Punch se blottissait contre elle pour dormir.

La notoriété de Punch a démarré après qu’un visiteur a pris, quelques jours après sa réintroduction dans la troupe, une photo et une vidéo largement partagées. Le 5 février 2026, le compte X du zoo a présenté officiellement Punch, en écrivant qu’un jeune singe portait une peluche dans l’enclos de la montagne aux singes.

Le message a été repartagé plus de 8 000 fois. Le lendemain, une publication portant le hashtag et appelant à soutenir Punch a, elle aussi, connu une large diffusion, avant la vague de 37 000 messages recensée une semaine plus tard.

Takashi Yasunaga, 52 ans, chef de la division zoo et jardins botaniques de la municipalité d’Ichikawa, est à l’origine du hashtag. Dans un entretien au Mainichi Shimbun, il a confié être content que les gens apprennent à connaître Punch, et avoir l’impression que le nombre de visiteurs avait clairement augmenté par rapport aux années habituelles.

Le 14 février, une foule s’est massée à la montagne aux singes pour l’apercevoir ; les visiteurs s’exclamaient devant ses jeux avec la peluche et multipliaient les photos.

La pleine réintroduction dans la troupe a eu lieu le 19 janvier 2026, au terme d’un processus progressif entamé dès l’âge de trois mois, quand Punch a pu interagir avec d’autres macaques à travers une barrière. À quatre mois, il passait du temps dans l’enclos principal accompagné de ses soigneurs. Au départ, les autres singes se montraient méfiants, et Punch, encore inséparable de sa peluche, était parfois intimidé lorsqu’il tentait de s’approcher d’eux.

Les choses ont évolué. Le 10 mars 2026, le zoo a indiqué que Punch passait un temps croissant à jouer paisiblement avec d’autres singes et devenait moins dépendant de son jouet, certains individus venant même le toiletter. Mais quelques macaques de rang plus élevé ont manifesté une agressivité plus fréquente : trois d’entre eux ont été temporairement retirés du groupe le 8 mars 2026, le temps que leur comportement soit observé. Les vétérinaires, qui continuaient d’examiner Punch, n’ont signalé aucune blessure menaçant sa survie.

En juillet 2026, pour son premier anniversaire, les responsables du zoo l’ont décrit comme en bonne santé, se développant bien et jouant avec d’autres macaques, un signe de son indépendance grandissante.

Punch pèse désormais environ 2 kilogrammes. Il ne mange pas encore suffisamment seul, et les zoogardiens continuent de le nourrir. Il s’accroche souvent à eux ou s’isole de la troupe, mais multiplie peu à peu les interactions. Miyakoshi a observé qu’il interagissait activement avec les autres singes, et qu’il sentait qu’il grandissait.

Shikano, lui, retient surtout sa capacité à encaisser les remontrances, notant que même lorsqu’il se fait gronder par d’autres singes, il se remet vite, et qu’il est mentalement fort.

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