Le cumul emploi-retraite séduit de nombreux retraités actifs qui souhaitent augmenter leur budget, que ce soit pour les fêtes ou pour financer un projet perso. Avec la réforme du cumul emploi-retraite, cette option pourrait devenir encore plus intéressante, en permettant de toucher sa pension tout en bossant sans limitation de revenus. Toutefois, quelques interrogations persistent sur les véritables avantages et les écueils possibles.
La réforme du cumul emploi-retraite dès 2025
À partir de 2025, les retraités auront la possibilité de cumuler totalement leur pension avec un revenu d’activité, à condition d’avoir déjà liquidé tous leurs droits. Cette liquidation totale regroupe les pensions de base et complémentaires, qu’elles soient françaises ou étrangères. Une fois ces conditions remplies, le retraité pourra percevoir sa pension sans que le montant des revenus supplémentaires ne soit plafonné.
La liquidation complète des pensions est indispensable pour bénéficier du cumul emploi-retraite intégral. Cela signifie que toutes les pensions doivent être versées à taux plein, ce qui dépend soit de la durée de cotisation ou des conditions d’âge, soit de l’âge légal de 67 ans. Ceux qui prennent leur retraite avant cet âge ne pourront pas bénéficier automatiquement de cette formule avantageuse.
Avantages et fiscalité
L’un des gros atouts du cumul intégral, c’est la possibilité d’ajouter un salaire à sa pension sans limite. Par contre, cela risque de faire grimper l’impôt sur le revenu si le montant total pousse dans une tranche supérieure (TMI), en raison de l’écrêtement des pensions. Néanmoins, la pension bénéficie d’un abattement de 10 % lors du calcul de l’impôt.
Il faut aussi rappeler que les salaires restent soumis aux cotisations sociales habituelles tandis que la pension est assujettie à la CSG/CRDS et à la cotisation maladie. D’autres frais liés au travail, comme le transport et les repas, peuvent également venir s’ajouter.
Gagnants et risques à surveiller
Les retraités à taux plein qui ont liquidé tous leurs régimes figurent parmi les principaux bénéficiaires du cumul intégral. Certaines professions en tension, telles que les médecins ou les infirmiers, pourraient même bénéficier de dérogations particulières. On ne peut cependant pas négliger certains risques, comme une hausse possible de la pression fiscale ou la perte d’exonérations locales si les revenus globaux dépassent certains seuils.
Un autre point de vigilance concerne la suspension temporaire de la pension si le retraité reprend une activité chez son ancien employeur moins de six mois après sa mise à la retraite.
Tirer le meilleur parti et rester vigilant
Pour profiter pleinement du cumul emploi-retraite, il est conseillé de préparer la démarche afin de financer des projets précis. Une déclaration obligatoire doit être faite auprès de la Carsat dans le mois suivant la reprise d’activité. Par ailleurs, le choix du statut contractuel (CDD, CDI ou indépendant) influence les cotisations qui seront appliquées.
Il faut aussi bien évaluer la compatibilité entre l’activité envisagée et son état de santé actuel. Dans le cadre du cumul intégral, même si de nouveaux droits à pension s’ouvrent, ils sont plafonnés à 2 355 € brut/an. En outre, il est judicieux de vérifier les conditions propres au régime complémentaire Agirc-Arrco avant de se lancer.
Opter pour le cumul emploi-retraite sans plafond peut s’avérer intéressant si tous les paramètres sont bien anticipés. Chaque retraité intéressé par cette option financière prometteuse gagnera à éviter toute décision précipitée ou mal préparée pour ne pas se retrouver avec des situations désagréables sur le long terme.







