La validation des trimestres de retraite interroge beaucoup, chez les salariés comme chez les spécialistes, depuis la réforme des retraites de 2023, suspendue par la Loi de financement de la Sécurité sociale promulguée le 31 décembre. Le débat porte surtout sur la limite de quatre trimestres par an, une règle qui embrouille pas mal de monde.
Un lecteur de Gironde s’interroge
Un lecteur de Ouest France, dans la Gironde, trouve le système injuste. En 2024, il a travaillé 5,5 trimestres, mais seulement quatre seront pris en compte pour sa retraite. Il s’exclame : « Pourquoi ne parle-t-on jamais de la limite de quatre trimestres par an ? » Et il ajoute : « Les impôts sur le 1,5 trimestre supplémentaire sont néanmoins prélevés », ce qui pose la question de la fiscalité sans acquisition de droits supplémentaires. Ce cas met en lumière un point régulièrement oublié du débat public.
La revalorisation (presque) générale prévue pour 2026 relance aussi les interrogations : quels montants seront nécessaires pour valider des trimestres, quels seuils de salaire s’appliqueront, et quels critères définiront la retraite. Avec une rémunération minimale indexée sur la progression de la revalorisation du SMIC, il faudra 7 212 € brut annuels pour valider quatre trimestres.
Ce que dit la loi et ce que cela change
La suspension de la réforme des retraites de 2023, entérinée par la Loi de financement de la Sécurité sociale, a semé pas mal de questions, parmi lesquelles la validation des trimestres arrive en tête. Les travailleurs veulent savoir quel est le montant du salaire minimum pour valider un trimestre et s’il existe un seuil au-delà duquel les cotisations n’ouvrent pas de droits supplémentaires.
D’après une circulaire de l’Assurance retraite publiée le 23 décembre, pour 2026 il faudra que le revenu dépasse 601 € brut par mois pour cotiser suffisamment et valider un trimestre. Mais des catégories comme les jeunes travailleurs sans contrat fixe risquent de voir leurs efforts peu ou pas reconnus par le système, même avec ces nouvelles règles.
Pour certains, c’est plus compliqué
Tous les travailleurs ne sont pas touchés de la même façon. Les salariés au Smic à temps plein continueront en général à valider tous leurs trimestres puisque leur rémunération suffira. En revanche, les travailleurs indépendants, suivis par la Cnav (L’Assurance retraite), voient leurs règles de cotisation différentes : en 2026, pour valider quatre trimestres, ils n’auront besoin que de 1 289 € de cotisations.





