Les victimes d’une fraude à la carte bancaire doivent désormais passer par la plateforme Ma Sécurité pour effectuer leur signalement Perceval. Le changement est entré en vigueur le 14 octobre 2026 et a été détaillé le 3 novembre par Service-Public. Il concerne notamment les achats en ligne réalisés à l’insu du titulaire, lorsque celui-ci possède toujours sa carte.
La première démarche reste inchangée : faire opposition immédiatement auprès de la banque pour empêcher de nouvelles utilisations. Le signalement en ligne intervient ensuite et ne doit pas retarder le blocage de la carte.
Un nouveau point d’entrée pour Perceval
Le service Perceval est toujours disponible, mais la déclaration s’effectue désormais depuis Ma Sécurité, la plateforme du ministère de l’Intérieur. Avant de commencer, l’usager doit préparer sa carte bancaire, son IBAN et les relevés permettant d’identifier les opérations contestées. Le temps annoncé pour compléter la démarche est d’environ vingt minutes.
Selon la fiche officielle de la démarche, l’accès est réservé aux personnes répondant aux conditions du service, notamment avoir toujours la carte en sa possession, ne pas être à l’origine des achats et avoir déjà fait opposition. La démarche est gratuite.
Un dossier commencé avant le 14 octobre et resté non validé doit être recommencé sur le nouveau parcours. Ce détail peut concerner les victimes qui avaient enregistré des informations sans achever leur déclaration.
Le signalement ne remplace pas la demande à la banque
Une fois le dossier transmis, les informations sont examinées par un service habilité. Service-Public indique que le traitement intervient généralement dans les sept jours suivant la réception et qu’un numéro de dossier est communiqué par courriel. Ce délai concerne le traitement du signalement, et non le remboursement bancaire.
Le récépissé peut aider à documenter la contestation auprès de la banque. Mais Perceval ne remplace ni une plainte ni la demande de remboursement. La victime doit contacter son établissement pour contester les débits et conserver les preuves utiles, comme les relevés, les échanges et les références des opérations.
La banque ne peut pas imposer le dépôt d’une plainte comme condition préalable à l’examen d’une demande de remboursement, rappelle Service-Public. Les règles applicables dépendent notamment de la nature de l’opération et des circonstances de la fraude.
Si l’escroquerie relève plutôt d’un faux site de vente, d’un compte de messagerie piraté ou d’un hameçonnage, le dispositif THESEE peut être pertinent pour déposer plainte en ligne. Il ne faut donc pas confondre les différents services : Perceval sert au signalement de certaines fraudes à la carte, tandis que d’autres escroqueries relèvent de démarches distinctes.
Pour limiter les risques de récidive, les autorités rappellent qu’aucun conseiller bancaire légitime ne doit demander un mot de passe, un code de validation ou l’autorisation d’une opération prétendument destinée à sécuriser le compte. En cas de doute, mieux vaut ouvrir soi-même l’application officielle ou rappeler sa banque à un numéro connu.
