Chaque année, des millions de Français font appel aux services à la personne, ménage, garde d’enfants, jardinage, et bénéficient d’un crédit d’impôt notable. À partir de 2026, une réforme va modifier la façon de déclarer ces dépenses. Cette évolution vise à rendre les déclarations plus claires et plus précises, en réponse à une demande croissante de la part de l’administration fiscale.
Ce qui change dans la procédure de déclaration
Aujourd’hui, les contribuables indiquent le montant total des dépenses dans la case 7DB de leur déclaration de revenus, sous la rubrique « Services à la personne ». Ces montants couvrent les frais liés à l’emploi d’une personne à domicile ou via une structure spécialisée, et sont le plus souvent préremplis à partir des attestations fiscales émises par le Cesu ou Pajemploi. La Fédération des particuliers employeurs rappelle qu’il faut relire ces données avant validation et corriger toute anomalie.
À partir de 2026, il faudra fournir des informations supplémentaires dans l’annexe 2042 RICI. Les contribuables devront préciser la nature de l’organisme utilisé, explique Le Journal des Femmes. Ils devront aussi détailler les modalités d’intervention, directe, mandataire ou sous forme de prestation, et indiquer l’identification du ou des salarié(s) à domicile.
Ce que ça entraîne
Ces nouvelles exigences visent à réduire le risque de fraude et à limiter les erreurs dans les déclarations. Ces ajustements ne conduisent pas automatiquement à la suppression du crédit d’impôt en cas d’inexactitude, mais l’administration fiscale peut demander des précisions supplémentaires lors d’un contrôle fiscal. La Fepem met en garde contre le fait de minimiser ces nouvelles obligations : ne pas remplir les nouvelles cases peut provoquer des complications, voire la perte de l’avantage fiscal. En cas d’erreur, il est impératif de corriger en ligne toutes les informations nécessaires.
Pour profiter pleinement du crédit d’impôt, il faut être attentif, surtout dans les situations complexes comme un changement de salarié ou le recours à plusieurs intervenants. Dans ces cas, les données doivent être correctement mentionnées sur les attestations Cesu ou Pajemploi. Zoé Bernon et Hélène Agbo-Bloua, juristes à la Fepem, recommandent d’être particulièrement vigilants.





