La pétition demandant la suppression de CNews de l’audiovisuel français a franchi le seuil des 650 000 signatures lundi 2 novembre 2026. Son essor place désormais une mobilisation née sur une plateforme citoyenne à l’ordre du jour de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.
Selon LCP, la chaîne parlementaire, le bureau de cette commission doit se réunir mardi 3 novembre à 14 h 15 pour examiner les suites à donner au texte. Cette étape illustre la manière dont une campagne de signatures peut franchir le seuil de la mobilisation en ligne pour entrer dans les procédures parlementaires.
Une mobilisation qui change d’échelle en quelques jours
La pétition, déposée en juin, a connu une forte accélération à la fin du mois d’octobre. Elle a dépassé 500 000 signatures, puis 650 000 au soir du 2 novembre. Le nombre de soutiens témoigne d’une mobilisation importante autour des pratiques de l’information télévisée et de la place des chaînes d’opinion dans le débat public.
Les signataires réclament la suppression de CNews. Cette demande suscite des discussions sur la liberté d’expression, le pluralisme et les obligations des diffuseurs. Les accusations formulées dans la pétition sont celles de ses auteurs et ne constituent pas, en elles-mêmes, des constatations du régulateur.
Ce que les signatures déclenchent à l’Assemblée
La plateforme officielle des pétitions de l’Assemblée nationale détaille le parcours de ces initiatives : une commission peut choisir de les examiner ou de les classer. Sous certaines conditions, le seuil de 500 000 signatures ouvre aussi la possibilité d’un débat en séance publique, sur décision des instances compétentes.
Pour la pétition visant CNews, le bureau de la commission des affaires culturelles doit proposer une orientation. D’après LCP, la commission pourrait se prononcer mercredi 4 novembre. Un rapporteur pourrait être désigné, ou le texte classé sans suite.
Une pétition, plusieurs pouvoirs institutionnels
Le succès d’une pétition peut mettre un sujet à l’agenda politique. La décision relative à l’autorisation de diffusion d’une chaîne relève, elle, de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), dans le cadre de ses compétences et des procédures légales.
La réunion prévue mardi marque ainsi une étape dans le traitement institutionnel de cette mobilisation. Elle donnera un premier aperçu de la réponse que les députés souhaitent apporter aux centaines de milliers de personnes ayant signé le texte.
