Les retraités de la fonction publique d’État, qu’ils soient civils ou militaires, peuvent reprendre l’usage des chèques-vacances. Cette décision est survenue après que le Conseil d’État a annulé la disparition de cet avantage, instaurée par une circulaire du 2 août 2023. C’est une bonne nouvelle pour quelque 700 000 retraités qui, jusque-là, avaient perdu cet atout en raison d’une politique de réduction du déficit budgétaire.
Du dossier et des syndicats
La suppression des chèques-vacances avait été décidée pour faire baisser les dépenses publiques. Mais cette mesure n’a pas fait l’unanimité auprès des syndicats des fonctionnaires, malgré la pression budgétaire croissante. Des organisations comme FGF-FO, UNSA, FSU, Solidaires, CGT et CFE-CGC se sont tout de suite mobilisées. Elles estimaient que couper cet avantage aux retraités était injuste et ont alors déposé un recours devant le Conseil d’État.
Leur action a payé, puisque le Conseil d’État a annulé la circulaire pour vice de forme.
Ce que décide le Conseil d’État
L’annulation de la suppression des chèques-vacances par le Conseil d’État a permis de remettre les choses en ordre pour les retraités. Leur droit à ces avantages est ainsi rétabli, apportant un certain soulagement financier pour beaucoup d’entre eux. Par ailleurs, l’État devra rembourser 1 500 euros aux syndicats qui avaient engagé des frais de justice.
D’ici la fin de l’été, les plateformes d’inscription pour obtenir les chèques-vacances seront mises à jour. Les retraités pourront alors vérifier leur éligibilité via un simulateur accessible sur le site officiel de la fonction publique.
Les chiffres et la vie quotidienne
En 2023, le coût annuel des chèques-vacances pour les retraités était estimé à environ 15 millions d’euros. Ce montant représente moins de 0,05 % de la masse salariale totale de l’État, mais il joue quand même un rôle dans le budget personnel des retraités.
La décision de supprimer ces chèques aurait pu rendre leur quotidien plus compliqué. La remise en place de cet avantage est ainsi vécue comme un grand souffle d’espoir par les syndicats et les associations concernées.
Les avis et la suite
Les syndicats et les organisations représentant les retraités accueillent cette décision avec satisfaction. Par exemple, l’Union nationale des personnels et retraités de la gendarmerie (UNPRG) a salué une mesure « qui restaure l’égalité entre actifs et anciens militaires ». De son côté, l’UNSA a parlé d’« excellente nouvelle » et a mis en avant l’efficacité du travail syndical collectif.
Cette affaire rappelle combien il est important que le dialogue social et le respect des démarches consultatives soient respectés lorsque des décisions touchant les droits sociaux sont prises. Elle ouvre également la porte à une réflexion sur la gestion des politiques publiques en matière sociale et sur la manière de sécuriser ces mécanismes pour assurer une justice fiscale.
Cette décision est perçue comme une grande victoire sociale par les syndicats, corrigeant une injustice sociale.



