À quelques jours de la 30ème Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, Rogervoice vient de franchir un cap décisif. L’entreprise à mission lance une fonctionnalité de transcription instantanée en face à face, gratuite et fonctionnant hors connexion. Une réponse concrète aux besoins exprimés par les personnes sourdes et malentendantes, qui transforme l’accessibilité en entreprise d’une contrainte réglementaire en levier d’inclusion réelle.
Le handicap auditif, dernier tabou de l’inclusion en entreprise
L’emploi des personnes sourdes reste le parent pauvre des politiques d’inclusion. Alors que la loi impose 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés, le taux d’emploi des sourds et malentendants plafonne à 3,4 % selon l’Agefiph. Un chiffre qui traduit des obstacles persistants : difficultés de communication lors des entretiens d’embauche, isolement en réunion, fatigue cognitive liée à la lecture labiale.
L’emploi des sourds et malentendants reste marginalisé
En France, 6 millions de personnes vivent avec une déficience auditive. Parmi elles, 500 000 souffrent d’une surdité profonde ou sévère. Leur taux de chômage atteint 19 %, soit le double de la moyenne nationale. Les raisons ? 68 % des employeurs déclarent ne pas savoir comment adapter les postes, et 45 % redoutent des coûts prohibitifs. Ces craintes persistent malgré l’existence d’aides publiques couvrant jusqu’à 80 % des aménagements nécessaires.
Rogervoice : quand l’innovation vient des utilisateurs
Depuis plus de dix ans, Rogervoice rend le téléphone accessible aux sourds en sous-titrant les appels en temps réel. Fin octobre 2026, l’application franchit une nouvelle étape avec la transcription en face à face. Une évolution née d’échanges directs avec ses utilisateurs, qui réclamaient un outil unique pour toutes les situations de communication.
Écoute terrain et co-création : la méthode gagnante
« Nous avons travaillé durant de nombreux mois pour répondre à un besoin identifié sur le terrain », explique Alexandre Mallégol, Directeur Produit chez Rogervoice. « Pour une société à mission comme Rogervoice, dont l’objectif est d’allier expertise humaine et technologique pour rendre la communication accessible à tous, il s’agit là d’une évolution logique de sa solution. » L’entreprise a impliqué des utilisateurs sourds dès la conception, testant les prototypes en situation réelle : entretiens professionnels, réunions d’équipe, formations.
De la téléphonie à la conversation : l’évolution naturelle
La nouvelle fonctionnalité utilise un modèle de reconnaissance vocale téléchargé directement sur le smartphone. Résultat : la transcription fonctionne en mode avion, sans dépendre de la qualité du réseau. Les utilisateurs peuvent télécharger des langues supplémentaires à la demande, facilitant les échanges internationaux. Un représentant de Rogervoice, sourd depuis l’âge de deux ans, témoigne : « Je lis sur les lèvres depuis l’enfance, et cela reste une science inexacte. » La transcription écrite supprime cette incertitude, réduisant la charge mentale de 40 % selon une étude interne.
Impact RSE mesurable : 5 domaines transformés
L’accessibilité numérique ne relève plus du seul devoir moral. Elle génère des bénéfices tangibles pour les entreprises qui l’adoptent. Rogervoice démontre que l’inclusion peut devenir un avantage compétitif, transformant cinq dimensions clés de la vie professionnelle.
Recrutement et rétention de talents
Les entreprises utilisant des outils d’accessibilité élargissent leur vivier de candidats de 15 %, selon une enquête LinkedIn 2026. Elles affichent aussi un taux de turnover inférieur de 22 % : les collaborateurs sourds restent plus longtemps dans les structures qui facilitent leur intégration. Un argument de poids dans un marché du travail tendu où la guerre des talents s’intensifie.
Réduction des coûts d’accessibilité pour les entreprises
Avant Rogervoice, les entreprises devaient recourir à des interprètes en langue des signes, facturés entre 150 et 300 euros la demi-journée. La transcription automatique divise ces coûts par dix. Les utilisateurs peuvent relire les conversations après coup, éliminant les malentendus et réduisant les erreurs opérationnelles. Un gain de productivité estimé à 12 heures par mois et par salarié concerné.
Culture d’inclusion : le signal envoyé
Adopter Rogervoice envoie un message puissant aux équipes : l’entreprise valorise la diversité. 73 % des salariés considèrent les politiques d’accessibilité comme un critère de choix d’employeur, d’après le baromètre Great Place to Work 2026. L’outil bénéficie aussi aux collaborateurs entendants : réunions bruyantes, environnements multilingues, prise de notes facilitée.
SEEPH 2026 : l’accessibilité, c’est maintenant
Du 16 au 22 novembre 2026, la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées porte le thème « Démystifier, simplifier, accompagner ». Un triptyque que Rogervoice incarne parfaitement. L’application démystifie le handicap auditif en montrant qu’une solution simple existe. Elle simplifie l’accessibilité en regroupant téléphonie et conversation sur une seule interface. Elle accompagne les utilisateurs avec une gratuité totale et un fonctionnement hors ligne.
Démystifier, simplifier, accompagner : les trois piliers
Parallèlement, ZP Connect a lancé le 30 octobre 2026 le premier service VRS sur FaceTime, permettant aux sourds de communiquer par vidéo avec interprète. Chris Estrin, Chief Experience Officer de ZP Connect, souligne : « Apporter le VRS à FaceTime constitue une nouvelle avancée, élargissant l’accès et ouvrant davantage de portes à la connexion à la maison, au travail et dans nos communautés. » Ces innovations convergent vers un même objectif : normaliser l’accessibilité, la rendre invisible, naturelle.
L’inclusion professionnelle des personnes sourdes et malentendantes ne se décrète pas. Elle se construit avec des outils pensés par et pour les utilisateurs. Rogervoice prouve qu’une entreprise à mission peut allier impact social et viabilité économique. Reste aux employeurs à saisir cette opportunité : transformer l’obligation légale en avantage stratégique. La question n’est plus de savoir si l’accessibilité a un coût, mais combien coûte l’exclusion.
