Les étudiants en santé peuvent déposer leur candidature au contrat d’engagement de service public à compter du 2 novembre 2026. Ce dispositif prévoit une allocation de 1 200 euros brut par mois pendant les études, en échange d’un engagement professionnel dans un territoire où l’accès aux soins est difficile.
La campagne 2026-2027 s’ouvre selon les modalités précisées le 26 octobre par Service-Public. Pour les candidats, l’enjeu dépasse le financement immédiat des études : le contrat organise aussi les premières années de leur vie professionnelle et prévoit des obligations dont la rupture peut entraîner des remboursements.
Qui peut demander les 1 200 euros mensuels ?
Le contrat d’engagement de service public (CESP) s’adresse aux étudiants ayant validé au moins la première année du premier cycle et poursuivant des études de médecine, d’odontologie, de maïeutique ou de pharmacie. Les parcours de pharmacie industrielle sont exclus. Certains professionnels diplômés hors de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen et autorisés à suivre un parcours de consolidation des compétences en médecine ou en odontologie peuvent également être concernés.
Le montant est de 1 200 euros brut par mois. Il est soumis aux prélèvements applicables et à l’impôt sur le revenu selon les règles en vigueur. L’attribution dépend d’une sélection et de la signature d’un contrat : déposer un dossier n’ouvre pas automatiquement droit au versement.
Un engagement d’exercice d’au moins deux ans
En contrepartie de l’allocation, le signataire s’engage à achever sa formation puis à travailler dans une zone caractérisée par une offre médicale insuffisante ou des difficultés d’accès aux soins. La durée de cet exercice correspond à la période durant laquelle l’allocation a été perçue, avec un minimum de deux ans.
Les agences régionales de santé définissent les zones concernées et examinent les préférences d’installation. Avant la fin de ses études, le futur professionnel peut présenter jusqu’à cinq lieux d’exercice classés par ordre de préférence. L’affectation dépend notamment de sa spécialité et des besoins des territoires.
Ce choix peut donc peser sur les possibilités de mobilité, de vie familiale et d’installation professionnelle après le diplôme. Il mérite d’être évalué sur l’ensemble du cursus, et pas seulement à l’échelle du budget étudiant.
Que risque un étudiant qui rompt son contrat ?
L’arrêté encadrant le contrat prévoit, en cas de rupture ou de non-respect des engagements, la restitution des allocations perçues et, selon la situation, une pénalité. Avant l’obtention du diplôme, celle-ci est fixée à 200 euros par mois de perception de l’allocation, avec un minimum de 6 000 euros, sous réserve des exceptions prévues par le texte. Après le diplôme, la pénalité prévue est de 20 000 euros.
Le montant effectivement dû et les possibilités de réduction ou de contestation dépendent des circonstances de la rupture. La procédure comprend une notification et des voies de recours. Ces règles rendent essentielle la lecture des clauses du contrat avant sa signature.
Comment déposer sa candidature pour 2026-2027 ?
Les dossiers sont à transmettre sur la plateforme nationale dédiée au CESP à partir du 2 novembre. Ils comprennent notamment un certificat de scolarité, une lettre de motivation exposant le projet professionnel et les relevés de notes requis selon l’avancement des études.
Des commissions universitaires examinent les candidatures en tenant compte des résultats académiques et de la cohérence du projet. Un entretien peut être organisé. Les candidats retenus se voient ensuite proposer un contrat à signer selon la procédure prévue.
Le dispositif vise à rapprocher les besoins de financement des futurs soignants de ceux des territoires sous-dotés. Pour chaque étudiant, la décision suppose de mettre en balance le soutien financier pendant la formation et la durée de l’engagement professionnel qui suivra.
